Remplacisme global

Le remplacisme global est à la fois une théorie et un totalitarisme. La théorie s’appuie sur l’observation selon laquelle le geste par excellence de l’époque contemporaine est le remplacement de tout : les choses, les matériaux, les produits, les paysages, les peuples, les hommes. Le totalitarisme est la structure de pouvoir qui exige et assure ce remplacement. C’est une tyrannie managériale et financière, un écocide autant qu’un ethnocide.


Grand remplacement

Le Grand Remplacement n’est pas une théorie, encore moins une théorie “conspirationniste”. C’est un nom pour une époque, à partir de son phénomène dominant. Le phénomène dominant du tournant du millénaire, en Europe occidentale et ailleurs dans le monde, est le Grand Remplacement, le changement de peuple et de civilisation, le génocide par substitution, ou génocide à l’homme.


Génocide à l’homme

Le génocide à l’homme n’est pas seulement un génocide de l’homme, ou un génocide par l’homme – tous les génocides le sont. C’est un génocide au moyen de l’homme, de la masse humaine, par submersion migratoire : la noyade de peuples et de civilisations entiers sous la masse d’autres peuples et d’autres civilisations, ou incivilisations.


Négationnisme de masse

Contrairement au vieux négationnisme, qui n’affectait que de petits groupes lucifuges, le négationnisme de masse est le fait de toute une société, ses inspirateurs, ses gestionnaires managériaux, et son peuple. Il ne porte pas sur le génocide au gaz, il porte sur le génocide à l’homme, le grand remplacement, le changement de peuple et de civilisation : phénomène essentiel de notre époque, qui ne doit jamais être mentionné, afin que soit assurée l’industrialisation commerciale de l’espèce. A partir de là, le mensonge gagne l’ensemble du réel, c’est le faussel.


Faussel

Le faussel, ou fauxel, au fauxéel, c’est le réel inversé, le réel faux, le faux réel. Il est consubstantiel au remplacisme global, qui est l’univers de la substitution, du simili, du toc. C’est le monde et la langue du négationnisme de masse, qui nie l’ensemble du réel à partir de son phénomène central : le Grand Remplacement.


Davocratie

La davocratie est le régime de gouvernement, ou plus exactement de gestion managériale du monde, et plus précisément du “parc humain”, comme dit Sloterdijk, par Davos, c’est-à-dire par les grands argentiers, la finance, la banque, les multinationales, les fonds de pension, les GAFA, en somme la conception pan-économique, ou plutôt financière, numérique, de l’organisation de la planète. C’est la gouvernance par les nombres, voire les matricules, de la matière humaine indifférenciée.


Bidon

Le Bidon, grâce à la polysémie du français, c’est à la fois le faux, le toc, ce qui est bidon, mensonger — le faussel, le négationnisme de masse —, le récipient qui recueille l’homme liquéfié (Bauman) des industries de l’homme, la Matière Humaine Indifférenciée (MHI), et enfin l’horizon indépassable de la gestion remplaciste du parc humain : le bidonville global du Bidon-Monde.


MHI

La MHI, c’est la Matière Humaine Indifférenciée, le nutella humain, ou nutelhom, l’objectif commercial des industries de l’homme, celles qui exigent une humanité liquéfiée pour les bidons du bidon-monde.


Indigènes décoloniaux

Les seuls indigènes c’est nous, les seuls décoloniaux ou décolonialistes aujourd’hui aussi. L’usurpation de ces noms par l’actuel colonisateur est un exemple typique du faussel, le réel faux, le réel à l’envers, la langue inversée du négationnisme global.


Nocence in-nocence

Le seul mot innocence, par sa structure, montre que c’est la nocence qui est première. La nocence, c’est la nuisance, le fait de nuire, des incivilités au terrorisme, du bruit à la plastification du monde, du vandalisme à l’artificialisation de la Terre, du Petit et du Grand Remplacement au remplacisme global davocratique.


Remigration

La remigration, c’est l’accomplissement de la décolonisation, le départ de l’occupant, la libération du territoire, soit par la persuasion, soit par la dissuasion ou les incitations financières, soit par la juste révolte des colonisés occupés.