Lettre ouverte à Marine Le Pen

Madame la Présidente,
comme vous le savez certainement, le rappeur islamisant Médine, qui estime qu’il faut “Crucifier les laïcards comme au Golgotha”, qui se targue de mettre des fatwas sur la tête des personnalités politiques qui n’ont pas sa faveur, et qui est lié, comme en attestent son accoutrement ordinaire, ses relations d’amitié et toute l’imagerie qu’il promeut, à tout l’islam le plus conquérant, est programmé pour se produire au Bataclan les 19 et 20 octobre prochains. Le Bataclan appartient indirectement au Qatar mais est surtout tristement fameux, inutile de vous le rappeler, pour avoir été le principal théâtre des attentats du 13 novembre 2015 — des dizaines de personnes y ont perdu la vie, plus d’une centaine d’autres y ont été blessées, souvent très grièvement.

Après un été marqué par des attaques au couteau et des égorgements presque quotidiens, et tandis que le prétendu “vivre ensemble” imposé sans consultation aux Français étale chaque jour un peu davantage son caractère de sanglante et menteuse chimère, la programmation de Médine au Bataclan est une provocation de plus, la plus retentissante de toutes. Pour Médine et les siens il s’agit toujours de voir jusqu’où ils peuvent aller trop loin, et encore plus loin, et si les Français, qui ont déjà cédé sans réagir tant des attributs et des territoires de leur patrie, sont disposés à abandonner aussi ce qui leur reste d’honneur, de dignité humaine et de respect pour les morts — s’ils consentent à cela, Médine au Bataclan, ils consentiront à tout, et ils seront perdus.

Cette profanation ne doit pas avoir lieu. Il est de notre devoir absolu de l’empêcher, soit en obtenant son interdiction, soit en prévenant son accomplissement. Il ne s’agit pas seulement de la mémoire des victimes et de la douleur de leurs proches, il s’agit de la France et des Français, saoulés d’humiliations incessantes. La liberté d’expression n’est ici nullement en cause. Le rappeur Médine dispose à Paris et dans le reste de la France de dizaines de salles où il peut se produire à loisir. Mais bien entendu c’est le Bataclan qui l’intéresse seul, il ne s’en est même pas caché. Ailleurs il n’y aurait pas provocation, il n’y aurait pas gifle aux Français.

Votre influence est grande, Madame la Présidente, votre responsabilité non moindre. Auprès de tous ceux qui vous écoutent, de tous ceux qui vous suivent et au-delà, un appel de votre part, lancé ou relayé par le Rassemblement national, et invitant nos compatriotes à se réunir devant le Bataclan le 19 octobre prochain, et s’il le faut le 20 aussi, pour empêcher par leur seule présence pacifique un véritable sacrilège laïque, serait d’un poids considérable. Il ne s’agit pas là d’un geste politique, partisan, mais véritablement national, historique ; et d’ailleurs le Conseil National de la Résistance Européenne et moi-même adressons une lettre de semblable teneur à tous les dirigeants politiques. Ils prendront une décision devant notre peuple, devant les Français qui viendront après nous et devant le monde éberlué de ce que notre patrie a déjà subi sans regimber. Il est encore temps.

Espérant que vous voudrez bien donner une suite favorable à mon appel, ou peut-être avez-vous l’intention d’en lancer un vous-même de toute façon (et nous serons alors à vos côtés), je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Présidente, l’assurance de ma vive considération,

Renaud Camus