Sir Roger Scruton

Communiqué n° 102 du lundi 13 janvier 2020

Le CNRE fait part de sa très grand tristesse à la nouvelle de la mort de Sir Roger Scruton, intellectuel anglais, l’un des penseurs européens les plus considérables de notre temps, et l’un de ceux qui a le mieux analysé, non sans un accablement souriant, le massif effondrement culturel qui était la condition sine qua non du changement de peuple et de civilisation, c’est-à-dire du génocide par substitution. La fin de la transmission, la destruction haineuse et stupide de l’héritage, le Petit Remplacement, en somme, sans lequel ne pourrait jamais survenir le Grand, ont eu en sa personne l’un de leurs exégètes les plus fins, les plus sensibles et nostalgiques, les plus attachés aux paysages, aux livres, à la musique, aux patries, à tout ce que nous voyons rageusement détruit sous nos yeux, par la bêtise au service du profit. Homme de haute civilisation, héritier au sens le plus noble du terme, celui de l’amour et de la volonté de partage, c’était en outre un homme charmant, la courtoisie et la gentillesse incarnées. Nous le pleurons amèrement.


Colonisation, décolonisation

Communiqué n° 101 du lundi 23 décembre 2019

Le président de la République, au cours d’un voyage en Afrique noire, a cru bon de fustiger une nouvelle fois la colonisation, et d’exprimer l’horreur qu’elle lui inspire.

Quoi qu’on puisse penser du fond du propos et de son opportunité, il faut remarquer que le chef de l’État retarde d’un demi-siècle au moins et, de fait, bien davantage. Car la colonisation qu’il juge nécessaire de vouer aux gémonies c’est celle d’une partie de l’Afrique par la France, à laquelle il a été mis fin depuis des lustres, à juste titre ; tandis qu’il n’a pas un mot pour une colonisation autrement plus grave et plus actuelle, autrement plus lourde par les masses quelle implique, autrement plus fondamentale et menaçante, parce que démographique, pour l’identité des colonisés : à savoir la colonisation de la France par l’Afrique. S’il est pourtant une colonisation qu’il serait urgent de dénoncer et de condamner dans les termes les plus vifs c’est bien celle-là, celle d’aujourd’hui, celle qui pèse tous les jours sur les indigènes dont son atrocité détruit la nation et la civilisation : pas celle des siècles passés. Et cette colonisation en cours, il serait non moins urgent d’y mettre fin par la remigration, la libération du territoire, la décolonisation, le Grand Rapatriement des colons. Mais sans doute n’est-il guère à espérer qu’un président qui l’impose de toute son énergie puisse en même temps être celui qui la refoule. Bien au contraire : pourfendre l’ancienne n’a autre sens, à ses yeux, que de favoriser l’actuelle.


Retraites et retrait

Communiqué n° 100 du vendredi 13 décembre 2019

Il n’est évidemment pas dans la vocation du CNRE, qui n’est pas un parti politique, et qui n’a autre aspiration que le retournement de l’invasion, la décolonisation, la libération du territoire, de se prononcer sur l’opportunité de telle ou telle mesure relative aux retraites des Français. Il n’aura même pas la cruauté de souligner, comme le feront sans doute les historiens de l’avenir, si tant est qu’il y ait un avenir avec des historiens, le caractère dérisoire, pour ne pas dire pis, d’un peuple soumis à un asservissement d’ampleur sans précédent et qui semble ne se soucier que de ses pensions de vieillesse ; et d’une jeunesse en butte à la conquête étrangère mais préoccupée surtout des traitements quelle touchera, ou pas, dans cinquante ans — il eût semblé en d’autres temps que le retrait de l’occupant eût dû être placé plus haut dans l’ordre des soucis, et mobiliser plus d’énergies.

Une remarque s’impose néanmoins, quant à la cohérence admirable des mécanismes davocratiques de réduction de l’homme à la Matière Humaine Indifférenciée (MHI). Sur quel point le régime macro-replaciste est-il absolument résolu à ne pas céder ? Quel est le cœur de son projet ? “En finir avec les régimes spéciaux”. Les régimes spéciaux, on ne doute pas qu’il en soit d’injustes, d’inutiles, de dépourvus de raisons d’être ; et qu’il soit légitime de les inspecter tous, et d’en réviser ou supprimer un certain nombre. Mais on ne peut pas ne pas observer à quel point “en finir avec les régimes spéciaux” c’est exactement le dessein, en tout, du remplacisme global. Ce qu’il hait par dessus tout, c’est la discrimination. Et les “régimes spéciaux” ce sont les races, les peuples, les cultures, les civilisations, les sexes, les classes, tout ce qui prête à la distinction et pourrait prétendre à de quelconques héritages, ou privilèges.

Le pouvoir macro-remplaciste est sincère quand il dit vouloir “lutter contre les inégalités” : c’est toujours au profit d’une inégalité formidable et fondamentale, entre la masse indifférenciée et les puissances de plus en plus désincarnées du hors-sol et de l’entre-soi— entre les deux niveaux de Métropolis, si l’on veut. L’homme du remplacisme global, c’est bien sûr l’homme remplaçable et remplacé, mais c’est aussi et peut-être d’abord l’homme broyé, concassé, liquéfié pour les bidons du bidonville global, avant que d’être liquidé si besoin est. Les “régimes spéciaux” ne sont qu’une parmi les protections et les appartenances dont il convient incessamment de le dépouiller, l’une après l’autre.


Premier anniversaire du pacte de Marrakech

Communiqué n° 99 du mardi 10 décembre 2019

Il y a un an jour pour jour était signé à Marrakech le honteux pacte de ce nom. On serait tenté de voir en lui le Munich du Grand Remplacement, si ce n’est qu’il intervient bien plus tard que Munich dans le processus qui mène à une invasion cette fois bien avancée, déjà, et à un génocide cette fois par substitution, par submersion migratoire, par subrogation ethnique de masse. Mais une différence plus nette encore avec Munich, c’est que les gouvernements qui trahissent leur mission naturelle de protection de leurs peuples n’ont capitulé cette fois devant personne. Ils n’ont rendu les armes devant aucune revendication extérieure à eux-mêmes. Nul pouvoir en face d’eux n’exigeait qu’ils abandonnassent à la conquête étrangère, non pas la pauvre Tchécoslovaquie comme en 1938, mais un continent tout entier, l’Europe. La davocratie joue à elle seule les deux rôles : celui des lâches démocraties qui livrent à l’envahissement les territoires et les populations qu’il lui revenait de protéger, et celui des exigeantes dictatures qui réclament toujours plus d’hommes et d’espace pour les y serrer, et qui les obtiennent. Le mécanisme de cette dichotomie fatale, c’est le remplacisme global, le cartel des industries de l’homme, digne héritier des totalitarismes concentrationnaires. On est affligé d’avoir vu la diplomatie vaticane, pour ne pas dire l’Église catholique, s’affairer à lui montrer la voie.


Renaud Camus au tribunal d’Auch le 28 novembre 2019 à 13 heures

Communiqué n° 98 du mardi 26 novembre 2019

Le Conseil National de la Résistance Européenne informe que son président, l’écrivain Renaud Camus, comparaîtra le jeudi 28 novembre 2019 à 13 heures devant le tribunal d’Auch, Gers. Il devra y répondre de son discours fondateur du CNRE, prononcé à Colombey-les Deux-Églises, à côté de la tombe du général de Gaulle, le 9 novembre 2017 ; et de son discours de Baix, Ardèche, en date du 21 octobre 2019. L’une et l’autre allocutions ont été mises en tweets, et ce sont essentiellement les tweets en reproduisant une ou plusieurs phrases qui entraînent les poursuites.

Le Conseil National de la Résistance Européenne espère vivement que seront démenties à cette occasion les observations qu’il a cru pouvoir faire à maintes reprises, et selon lesquelles se pratiqueraientnt de nos jours dans notre pays, simultanément, deux justices : l’une pour le colon, l’envahisseur et l’occupant, toute de mansuétude compréhensive et encourageante face aux déclarations les plus grossièrement haineuses et menaçantes à l’égard de la France et des Français ; l’autre pour les Français indigènes et assimilés, et celle-là impitoyable face à toute résistance à la colonisation, à l’occupation, à l’islamisation, au changement de peuple et de civilisation, au génocide par substitution. La haine la plus clairement et grossièrement exprimée paraît ne pas choquer les juges, le plus élémentaire et traditionnel amour de la patrie semble les mettre hors d’eux, quoique la haine n’y entre pour rien. Mais peut-être les magistrats auscitains mettront-ils un point d’honneur à bien établir que ces constats sont biaisés, erronés, sans fondement.


Alain Finkielkraut et le viol

Communiqué n° 97 du vendredi 15 novembre 2019

Voici que M. Alain Finkielkraut, de l’Académie française, est accusé d’avoir dit : « Violez, violez, violez. Voilà, je dis aux hommes : Violez les femmes. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs. Tous les soirs : elle en a marre ». Et en effet, il l’a dit. Il l’a dit au cours d’un débat sur la liberté d’expression, pour caricaturer les propos accusatoires de son adversaire, selon un procédé rhétorique bien connu des amis des Lettres ; et après qu’une autre adversaire, une dame Maboula Soumahoro, “universitaire franc-ivoirienne” nous dit-on, avait déclaré en parlant de la France, mais elle sans la moindre ironie, au cours de la même émission décidément très mouvementée : « Je n’ai aucune gratitude à exprimer à ce pays qui est le mien et que j’ai le droit de traiter comme je veux. (…) Votre monde se termine ! Vous pourrez paniquer tant que vous voudrez, c’est terminé ! ».

Quoi qu’il en soit, pour faire scandale, ce ne sont nullement les propos ouvertement colonialistes et grand remplacistes de Mme Soumahoro, tranquille apologie du viol d’une nation. Ce sont les mots sarcastiques et narquois du philosophe académicien. Ce qui prouve au moins un chose : pour finir d’écraser la liberté d’expression dans notre pays, il n’y a plus seulement la Presse et la liberté de la Presse, les journalistes, les juges, la canaille, la racaille et les diverses milices d’intervention du remplacisme global et des industries de l’homme, antifas ou black blocs. Il y a aussi et peut-être surtout la terrible Brigade du Premier Degré, la Grande Déculturation, l’effondrement syntaxique, la récusation du sentiment littéraire du monde, l’écroulement vertigineux du QI global, la bêtise au front de taureau…


François Hollande à Roubaix

Communiqué n° 96 du mercredi 13 novembre 2019

Quelques jours après l’empêchement infligé à Mme Sylviane Agacinski (accessoirement épouse d’un ancien Premier ministre socialiste) de prendre la parole à l’université de Bordeaux, c’est M. François Hollande, ancien président (socialiste) de la République, qui se voit interdire de s’exprimer dans un site universitaire de Roubaix, en pleine France remplacée. Le monstre froid du remplacisme global commence à dévorer ses propres enfants, comme le géant de Goya. Le bidonville universel, qui en est la traduction spatiale inévitable, révèle un à un tous ses aspects, dont le moindre n’est pas la violence permanente, la nocence de tous les instants, les milices d’ultra-gauche au service conscient ou inconscient de la davocratie planétaire pour assurer le règne de la brutalité et de la force, contre la liberté d’expression.

L’École est un champ de ruines qui ne produit plus que des indigènes gavés de haine de soi et des occupants survitaminés à la haine de l’autre, ivres de leur facile conquête. L’hôpital, en voie de décomposition rapide, inspire plus la crainte du chaos et du vivre ensemble forcé que la peur de la maladie ou l’espoir de la guérison. L’armée est le reflet fidèle de la partition de la nation entre des peuples divers, dont les nouveaux détestent très ouvertement l’ancien, avec la bénédiction du régime davocratique. Quant aux transports en commun, ils consacrent l’accession de la France au tiers-monde, tandis que les routes et chaussées s’entrouvrent d’elles-mêmes, une à une.

La liberté de la presse, pour sa part, n’est plus rien d’autre que la liberté, pour la presse, de presser sur la vérité pour qu’elle ne sorte pas de ses gouffres. Mais le négationnisme d’État a beau faire, son masque craque de partout, lui aussi. Non seulement s’impose à tout l’évidence du Grand Remplacement mais celle aussi du remplacisme global, des industries de l’homme, qui font de leur propre chienlit un objet de cynique consommation (et réciproquement).


Le mur de Berlin

Communiqué n° 95 du samedi 9 novembre 2019

Il y a trente ans tombait le mur de Berlin. Cette chute mettait fin à quarante ans de partition de l’Europe et, pour l’une des moitiés du continent, d’occupation étrangère et de tyrannie soviétique. Depuis lors, la carte s’est en quelque sorte inversée. La zone orientale et centrale, jadis occupée, est devenue libre et indépendante, et c’est la zone occidentale, au contraire, qui a été livrée, ou s’est livrée elle-même, à l’invasion et à la conquête. La longue expérience du despotisme communiste, il faut l’admettre, a agi comme une espèce de vaccin sur les anciennes “démocraties populaires” : elle les a rendues méfiantes à l’égard de toutes les atteintes à leur liberté et à leur identité nationale ; elle leur a appris à reconnaître un totalitarisme quand il s’en apprête autour d’elle.

L’ancienne “Europe libre”, au contraire, celle qui n’a eu à connaître, et assez brièvement le plus souvent, qu’un seul arbitraire, la barbarie nazie, est incapable d’en imaginer d’autres, de les apercevoir seulement s’ils ne ressemblent pas immédiatement à celui-là, et de se prémunir contre leur inhumanité. Elle n’aperçoit pas le totalitarisme dans l’islam conquérant et distingue moins encore ses traits dans le remplacisme global, la gestion davocratique du parc humain, pourtant tout aussi concentrationnaire et déshumanisant — sur un mode plus subtil et plus soumis aux exigences médiatiques de la communication de masse — que le goulag et les camps, qui revêtent chez lui la forme plus présentable, et moins directement génocidaire, du bidonville universel.

L’Europe d’après le mur, celle qui a aujourd’hui trente ans, n’a fait que remplacer une division par une autre, un totalitarisme à l’Est par un ou deux totalitarismes à l’Ouest, un asservissement à Moscou par un asservissement à Davos, à Bruxelles, à New York, à Alger ou à Bamako ; et bien sûr à la marchandisation du monde, et à celle de l’homme, devenu un produit comme un autre.

C’est d’abord contre elle-même, et contre les forces qui la livrent, qu’elle doit s’unir et se révolter. L’Union européenne l’a trahie. Elle n’a ni alliés ni puissants amis. C’est pour elle désormais une question de vie et de mort que de se libérer et de s’unir en une confédération de nations libres, libérées, décolonisées, agrégées par une civilisation commune.


Les quotas

Communiqué n° 94 du jeudi 7 novembre 2019

Le pouvoir négationniste de MM. Philippe et Macron décide d’établir des quotas, comme avant lui Nicolas Sarkozy, autre grand immigrateur devant l’Éternel. Les Français ayant encore vaguement en tête les quotas laitiers ou les quotas de médecins, ce mot de quota est confusément associé dans leur esprit à une idée de limitation, de limite supérieure, de seuil à ne pas dépasser. Ainsi la davocratie remplaciste macronienne, dans ses efforts pour débaucher les électeurs du Rassemblement national et pour embrouiller les plus naïfs adversaires du Grand Remplacement, réussit le tour de force de faire passer une mesure nettement immigrationniste — recruter encore davantage de travailleurs étrangers, par contingents entiers — pour une mesure de frein de l’immigration sauvage. Immigrer plus pour paraître immigrer moins.

Aux yeux du CNRE les seuls quotas envisageables, si l’on y tient absolument, mais alors comme exigence minimale et non pas maximale, sont évidemment les quotas de remigration, en vue de la décolonisation et du Grand Rapatriement de l’occupant.


Chanteloup-les-Vignes

Communiqué n° 93 du lundi 4 novembre 2019

À l’heure où il n’est question partout que de l’inquiétante montée de l’“islamophobie”, à Chanteloup-les-Vignes un centre culturel consacré aux arts de la scène et au cirque a été incendié et détruit, comme la veille une école à Béziers. À Chanteloup tout s’est déroulé rituellement, si l’on peut dire, selon la liturgie désormais bien établie du vivre ensemble : des “jeunes”, toujours des “jeunes”, les inévitables “jeunes” de ce genre de récits hautement codés, déclenchent des feux de poubelles, sur quoi arrivée de la police, guet-apens, classiques tirs de mortier, incendie — la routine de la vie quotidienne en France et en Europe au temps du Grand Remplacement.

Là où les choses se corsent, c’est que L’Arche, animé par la Compagnie des Contraires, est directement visée et détruite. À L’Arche, on pratiquait (sur un mode interactif, est-il besoin de le préciser ?) le théâtre de prévention, qui crée du lien social. C’est ainsi le cœur même des politiques culturelles mises en œuvre depuis des décennies qui est touché. Droite et gauche confondues, on nous explique depuis Jack Lang que la culture répand la paix, qu’elle est la condition du vivre-ensemble, etc. La nuit de Chanteloup est la démonstration implacable de l’inanité de ces thèses. Il n’y a pas de “culture” en temps de génocide par substitution, encore moins de culture partagée. Il n’y a que du mensonge, de l’illusion, du négationnisme d’État et de média, acharnés à nier la seule réalité qui s’obstine sourdement malgré les efforts permanents pour l’étouffer : le changement de peuple et de civilisation, la conquête, la colonisation, l’islamisation, l’africanisation, un peuple hébété livré sans défense à des populations de remplacement de plus en plus nocentes et haineuses. C’est le déni de réalité qui brûle et qui tue. Indissolublement mêlés, simultanés, concordants dans leurs desseins, négationnisme et éradication sont cette fois un seul et même crime.