George Steiner

Communiqué n° 106 du mardi 4 février 2020

Quelques jours à peine après la mort de Sir Roger Scruton, c’est de nouveau avec une immense tristesse que le Conseil National de la Résistance Européenne apprend la mort de George Steiner, intellectuel européen qu’on peut dire au sens le plus plein “par excellence”. Toutes les cultures et toutes les langues de notre continent et de notre civilisation convergeaient en lui sans se mélanger, et il avait le génie d’en extraire et d’en souligner pour ses lecteurs et ses auditeurs les traits fondamentaux aussi bien que les moins remarqués. L’humour et la profondeur lui étaient consubstantiels, comme la spiritualité et le style. Fasse le Ciel qu’il ne soit pas le dernier représentant, en notre société chaque jour davantage post-littéraire, et qui ne comprend même plus ce que la littérature a bien pu signifier, ou plutôt être, d’un monde où elle était l’arbitre suprême. Qui comprendra demain, dans un univers de sens où les écrivains sont réduits à leur opinions, qu’un grand critique d’origine juive ait pu porter aux nues “Les Deux Étendards”, de Lucien Rebatet, ou dialoguer de pair à compagnon avec un proche de Maurras comme Pierrre Boutang, dont il tenait l’“Ontologie du secret” pour un chef-d’œuvre ? Puisse sa mort n’être pas un signe sinistre, alors que l’Europe livrée s’enfonce chaque jour davantage dans le bidonville global, la laideur, la bêtise, le divertissement hébété, l’étouffement de la liberté d’expression et le deuil de la pensée.


Affaire “Mila” et résurrection du délit de blasphème

Communiqué n° 105 du lundi 27 janvier 2020

Le style de Mlle Mila n’est certes pas le nôtre, et nous ne dirions ni n’écririons jamais que l’islam est “une religion de m.”. Cependant le Conseil National de la Résistance Européenne ne peut qu’apporter son soutien à cette jeune femme dont les considérations sur la haine, en revanche — d’ailleurs largement provoquées par ses correspondants —, voient leur pertinence aussitôt avérée par les flots mêmes d’insultes et de menaces qu’ils déclenchent contre elle. De même que l’occupant casse tout, furieux, dès lors qu’on lui reproche d’être violent, il déverse incontinent sa haine, hors de lui, quand on lui reproche d’être haineux.

Le gouvernement, plus collaborateur que jamais, et qui ne saurait laisser passer une occasion d’exposer ses vraies sympathies. s’est empressé, sous prétexte de la protéger, de mettre Mlle Mila sous séquestre, de lui empêcher toute communication et de la faire poursuivre, elle, pour “incitation à la haine” (la formule rituelle pour désigner toute résistance au changement de peuple et de civilisation, toute opposition au génocide par substitution). Féminisme, défense des minorités sexuelles, a fortiori défense de la liberté d’expression, quotidiennement foulée aux pieds, rien de tout cela n’existe plus dès lors qu’il est porté atteinte à la nouvelle Congrégation. Avec le retour de fait au délit de blasphème, maquillé bien sûr en “racisme” comme tout le reste, nous voici revenus sous la Restauration : mais bien sûr à front renversé. C’est qu’entre temps l’anticléricalisme a opéré un cercle complet et, allant jusqu’au bout de sa détestation du catholicisme, il en vient à faire un crime de toute critique de la religion dominante — il suffisait pour cela d’en changer.


Référendum & Aéroports de Paris

Communiqué n° 104 du vendredi 24 janvier 2020

Le Conseil National de la Résistance Européenne rappelle à ses partisans et sympathisants français l’existence d’une initiative populaire en faveur d’un référendum à propos de la privatisation, par le gouvernement, des Aéroports de Paris. Il les invite vivement à s’y associer, à demander en effet un tel référendum et à s’opposer par tous les moyens à leur disposition à cette privatisation aberrante, cynique, évidemment contraire à tous les intérêts stratégiques, militaires, symboliques et économiques de la nation.

Rarement a-t-il été plus évident que le remplacisme est global et la davocratie insatiable. Ce sont les mêmes structures financières, les mêmes mécanismes, les mêmes intérêts qui procèdent au Grand Remplacement et qui liquident le domaine public : qui dépouillent le peuple indigène de sa patrie et la patrie de son patrimoine. Il s’agit toujours de complaire aux avidités davocratiques des gestionnaires managériaux du parc humain — banques, multinationales, “gafas”, fonds de pension, etc. —, pour lesquels les États, leurs héritages et leurs peuples ne sont que les vestiges d’un monde révolu, obstacles à la liquéfaction ultime de l’espèce et à l’instauration sereine du bidonville global, la Métropolis ultime. Ce n’est pas la propriété, qui est le vol : c’est la privatisation. La propriété, au contraire, qu’elle soit celle d’un pays pour un peuple, d’un domaine public pour une nation, d’un champ ou d’un toit pour un homme, est une des ces protections dont le post-humanisme concentrationnaire dépouille l’être une à une. Contre cette dépossession en règle, il ne faut négliger aucune arme.


France 2, publicité et génocide par substitution

Communiqué n° 103 du lundi 20 janvier 2020

Le jour même, hier, dimanche 19 janvier 2020, où la chaîne remplaciste France 2 était plus ou moins contrainte, sous la pression des événements et de la réalité, de reconnaître que les pompiers faisaient l’objet, de la part de l’Occupant (toutefois jamais nommé, bien entendu), d’une hostilité, d’une haine et de violences inouïes, impliquant un état permanent de guerre de conquête, le même média, sans doute pour compenser cette concession bien rare à la vérité, développait très longuement un autre sujet. Il s’agissait de la publicité et de la mode qui, selon France 2, feraient une place très insuffisante à la “diversité”.

La publicité est depuis des lustres un des plus acharnés promoteurs du Grand Remplacement, du changement de peuple et du génocide par substitution. Elle obsède les Français et les Européens, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par ses suggestions à peine subliminales d’effacement, de disparition dans le broyage universel, de liquidation finale dans la Matière Humaine Indifférenciée, au profit des industries de l’homme. Mais pour France 2 cette propagande de tous les instants en faveur de l’auto-éradication n’est pas encore assez, il faut aller plus loin dans l’oblitération d’un peuple, sa substitution imposée.

Le comble est que cette campagne est menée au nom d’une morale prétendue. Remplacer un peuple sur son propre territoire serait une véritable exigence éthique, que des criminels et des traîtres vantent sereinement devant les caméras, en croyant étaler leur belle âme. Tout juste peut-on se féliciter que cette morale à l’envers, cette morale du génocide, ne soit pas universelle : car partout ailleurs qu’en Europe, et pour tous les autres peuples de la terre, s’ils y étaient soumis, elle n’inspirerait que l’abomination et le dégoût qu’elle mérite.


Sir Roger Scruton

Communiqué n° 102 du lundi 13 janvier 2020

Le CNRE fait part de sa très grand tristesse à la nouvelle de la mort de Sir Roger Scruton, intellectuel anglais, l’un des penseurs européens les plus considérables de notre temps, et l’un de ceux qui a le mieux analysé, non sans un accablement souriant, le massif effondrement culturel qui était la condition sine qua non du changement de peuple et de civilisation, c’est-à-dire du génocide par substitution. La fin de la transmission, la destruction haineuse et stupide de l’héritage, le Petit Remplacement, en somme, sans lequel ne pourrait jamais survenir le Grand, ont eu en sa personne l’un de leurs exégètes les plus fins, les plus sensibles et nostalgiques, les plus attachés aux paysages, aux livres, à la musique, aux patries, à tout ce que nous voyons rageusement détruit sous nos yeux, par la bêtise au service du profit. Homme de haute civilisation, héritier au sens le plus noble du terme, celui de l’amour et de la volonté de partage, c’était en outre un homme charmant, la courtoisie et la gentillesse incarnées. Nous le pleurons amèrement.


Colonisation, décolonisation

Communiqué n° 101 du lundi 23 décembre 2019

Le président de la République, au cours d’un voyage en Afrique noire, a cru bon de fustiger une nouvelle fois la colonisation, et d’exprimer l’horreur qu’elle lui inspire.

Quoi qu’on puisse penser du fond du propos et de son opportunité, il faut remarquer que le chef de l’État retarde d’un demi-siècle au moins et, de fait, bien davantage. Car la colonisation qu’il juge nécessaire de vouer aux gémonies c’est celle d’une partie de l’Afrique par la France, à laquelle il a été mis fin depuis des lustres, à juste titre ; tandis qu’il n’a pas un mot pour une colonisation autrement plus grave et plus actuelle, autrement plus lourde par les masses quelle implique, autrement plus fondamentale et menaçante, parce que démographique, pour l’identité des colonisés : à savoir la colonisation de la France par l’Afrique. S’il est pourtant une colonisation qu’il serait urgent de dénoncer et de condamner dans les termes les plus vifs c’est bien celle-là, celle d’aujourd’hui, celle qui pèse tous les jours sur les indigènes dont son atrocité détruit la nation et la civilisation : pas celle des siècles passés. Et cette colonisation en cours, il serait non moins urgent d’y mettre fin par la remigration, la libération du territoire, la décolonisation, le Grand Rapatriement des colons. Mais sans doute n’est-il guère à espérer qu’un président qui l’impose de toute son énergie puisse en même temps être celui qui la refoule. Bien au contraire : pourfendre l’ancienne n’a autre sens, à ses yeux, que de favoriser l’actuelle.


Retraites et retrait

Communiqué n° 100 du vendredi 13 décembre 2019

Il n’est évidemment pas dans la vocation du CNRE, qui n’est pas un parti politique, et qui n’a autre aspiration que le retournement de l’invasion, la décolonisation, la libération du territoire, de se prononcer sur l’opportunité de telle ou telle mesure relative aux retraites des Français. Il n’aura même pas la cruauté de souligner, comme le feront sans doute les historiens de l’avenir, si tant est qu’il y ait un avenir avec des historiens, le caractère dérisoire, pour ne pas dire pis, d’un peuple soumis à un asservissement d’ampleur sans précédent et qui semble ne se soucier que de ses pensions de vieillesse ; et d’une jeunesse en butte à la conquête étrangère mais préoccupée surtout des traitements quelle touchera, ou pas, dans cinquante ans — il eût semblé en d’autres temps que le retrait de l’occupant eût dû être placé plus haut dans l’ordre des soucis, et mobiliser plus d’énergies.

Une remarque s’impose néanmoins, quant à la cohérence admirable des mécanismes davocratiques de réduction de l’homme à la Matière Humaine Indifférenciée (MHI). Sur quel point le régime macro-replaciste est-il absolument résolu à ne pas céder ? Quel est le cœur de son projet ? “En finir avec les régimes spéciaux”. Les régimes spéciaux, on ne doute pas qu’il en soit d’injustes, d’inutiles, de dépourvus de raisons d’être ; et qu’il soit légitime de les inspecter tous, et d’en réviser ou supprimer un certain nombre. Mais on ne peut pas ne pas observer à quel point “en finir avec les régimes spéciaux” c’est exactement le dessein, en tout, du remplacisme global. Ce qu’il hait par dessus tout, c’est la discrimination. Et les “régimes spéciaux” ce sont les races, les peuples, les cultures, les civilisations, les sexes, les classes, tout ce qui prête à la distinction et pourrait prétendre à de quelconques héritages, ou privilèges.

Le pouvoir macro-remplaciste est sincère quand il dit vouloir “lutter contre les inégalités” : c’est toujours au profit d’une inégalité formidable et fondamentale, entre la masse indifférenciée et les puissances de plus en plus désincarnées du hors-sol et de l’entre-soi— entre les deux niveaux de Métropolis, si l’on veut. L’homme du remplacisme global, c’est bien sûr l’homme remplaçable et remplacé, mais c’est aussi et peut-être d’abord l’homme broyé, concassé, liquéfié pour les bidons du bidonville global, avant que d’être liquidé si besoin est. Les “régimes spéciaux” ne sont qu’une parmi les protections et les appartenances dont il convient incessamment de le dépouiller, l’une après l’autre.


Premier anniversaire du pacte de Marrakech

Communiqué n° 99 du mardi 10 décembre 2019

Il y a un an jour pour jour était signé à Marrakech le honteux pacte de ce nom. On serait tenté de voir en lui le Munich du Grand Remplacement, si ce n’est qu’il intervient bien plus tard que Munich dans le processus qui mène à une invasion cette fois bien avancée, déjà, et à un génocide cette fois par substitution, par submersion migratoire, par subrogation ethnique de masse. Mais une différence plus nette encore avec Munich, c’est que les gouvernements qui trahissent leur mission naturelle de protection de leurs peuples n’ont capitulé cette fois devant personne. Ils n’ont rendu les armes devant aucune revendication extérieure à eux-mêmes. Nul pouvoir en face d’eux n’exigeait qu’ils abandonnassent à la conquête étrangère, non pas la pauvre Tchécoslovaquie comme en 1938, mais un continent tout entier, l’Europe. La davocratie joue à elle seule les deux rôles : celui des lâches démocraties qui livrent à l’envahissement les territoires et les populations qu’il lui revenait de protéger, et celui des exigeantes dictatures qui réclament toujours plus d’hommes et d’espace pour les y serrer, et qui les obtiennent. Le mécanisme de cette dichotomie fatale, c’est le remplacisme global, le cartel des industries de l’homme, digne héritier des totalitarismes concentrationnaires. On est affligé d’avoir vu la diplomatie vaticane, pour ne pas dire l’Église catholique, s’affairer à lui montrer la voie.


Renaud Camus au tribunal d’Auch le 28 novembre 2019 à 13 heures

Communiqué n° 98 du mardi 26 novembre 2019

Le Conseil National de la Résistance Européenne informe que son président, l’écrivain Renaud Camus, comparaîtra le jeudi 28 novembre 2019 à 13 heures devant le tribunal d’Auch, Gers. Il devra y répondre de son discours fondateur du CNRE, prononcé à Colombey-les Deux-Églises, à côté de la tombe du général de Gaulle, le 9 novembre 2017 ; et de son discours de Baix, Ardèche, en date du 21 octobre 2019. L’une et l’autre allocutions ont été mises en tweets, et ce sont essentiellement les tweets en reproduisant une ou plusieurs phrases qui entraînent les poursuites.

Le Conseil National de la Résistance Européenne espère vivement que seront démenties à cette occasion les observations qu’il a cru pouvoir faire à maintes reprises, et selon lesquelles se pratiqueraientnt de nos jours dans notre pays, simultanément, deux justices : l’une pour le colon, l’envahisseur et l’occupant, toute de mansuétude compréhensive et encourageante face aux déclarations les plus grossièrement haineuses et menaçantes à l’égard de la France et des Français ; l’autre pour les Français indigènes et assimilés, et celle-là impitoyable face à toute résistance à la colonisation, à l’occupation, à l’islamisation, au changement de peuple et de civilisation, au génocide par substitution. La haine la plus clairement et grossièrement exprimée paraît ne pas choquer les juges, le plus élémentaire et traditionnel amour de la patrie semble les mettre hors d’eux, quoique la haine n’y entre pour rien. Mais peut-être les magistrats auscitains mettront-ils un point d’honneur à bien établir que ces constats sont biaisés, erronés, sans fondement.


Alain Finkielkraut et le viol

Communiqué n° 97 du vendredi 15 novembre 2019

Voici que M. Alain Finkielkraut, de l’Académie française, est accusé d’avoir dit : « Violez, violez, violez. Voilà, je dis aux hommes : Violez les femmes. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs. Tous les soirs : elle en a marre ». Et en effet, il l’a dit. Il l’a dit au cours d’un débat sur la liberté d’expression, pour caricaturer les propos accusatoires de son adversaire, selon un procédé rhétorique bien connu des amis des Lettres ; et après qu’une autre adversaire, une dame Maboula Soumahoro, “universitaire franc-ivoirienne” nous dit-on, avait déclaré en parlant de la France, mais elle sans la moindre ironie, au cours de la même émission décidément très mouvementée : « Je n’ai aucune gratitude à exprimer à ce pays qui est le mien et que j’ai le droit de traiter comme je veux. (…) Votre monde se termine ! Vous pourrez paniquer tant que vous voudrez, c’est terminé ! ».

Quoi qu’il en soit, pour faire scandale, ce ne sont nullement les propos ouvertement colonialistes et grand remplacistes de Mme Soumahoro, tranquille apologie du viol d’une nation. Ce sont les mots sarcastiques et narquois du philosophe académicien. Ce qui prouve au moins un chose : pour finir d’écraser la liberté d’expression dans notre pays, il n’y a plus seulement la Presse et la liberté de la Presse, les journalistes, les juges, la canaille, la racaille et les diverses milices d’intervention du remplacisme global et des industries de l’homme, antifas ou black blocs. Il y a aussi et peut-être surtout la terrible Brigade du Premier Degré, la Grande Déculturation, l’effondrement syntaxique, la récusation du sentiment littéraire du monde, l’écroulement vertigineux du QI global, la bêtise au front de taureau…