Le modèle libanais

Communiqué n° 134  vendredi 7 août 2020

À l’occasion d’une effroyable tragédie qui ravage leur capitale, le président de la République française propose aux Libanais une politique si interventionniste de la France qu’aussitôt elle suscite à la fois des reproches d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État tiers et, sur place, une pétition en faveur du rétablissement pour dix ans du mandat français sur le Liban. Le rôle de protectrice du Liban est bien sûr une séculaire tradition de notre pays, et certes on ne saurait y trouver à redire, bien au contraire. Il faut rappeler cependant qu’il s’agissait essentiellement, pendant des siècles, d’un rôle de protection des chrétiens du Liban, isolés dans un océan de musulmans hostiles et conquérants. Or ce n’est probablement pas à cela que songe M. Emmanuel Macron. Le grand paradoxe de son offre étrange, c’est qu’elle semble proposer la France, ainsi qu’aux temps anciens, comme modèle aux Libanais, alors que depuis quarante ans les prédécesseurs de M. Macron, et lui-même avec plus d’ardeur encore qu’eux, se sont ingéniés à faire exactement le contraire, c’est-à-dire à imposer le Liban comme modèle aux Français.

Certes il y avait aussi l’ex-Yougoslavie, le Tibet, l’Afrique du Sud et bien sûr les États-Unis et le Canada, qui étalaient et qui étalent encore leurs différents échantillons de guerres civiles, ethniques ou religieuses, de conflits de civilisation permanents, de vivre-ensemble sanglant, de submersion démographique, de remplacement de population ou bien de génocide des blancs, que ce soit par simple substitution ou par assassinats quotidiens. Mais la libanisation tenait un rôle éminent parmi ces prototypes méticuleusement imités, et cela pour le désastre qu’on sait, et que nous vivons tous, ou dont nous mourons. Dans ces conditions, est-ce la France éternelle que le président de la République offre en exemple au Liban ? Ou bien — plus vraisemblablement le connaissant —est-ce la France libanisée par ses soins, celle où les chrétiens, soumis à des attentats et des incendies quotidiens, tiennent un place toujours plus réduite, tandis que s’étend chaque jour davantage l’ombre du terrorisme et de la conquête islamiques ? Est-cela, cette abomination, qui est proposé au Liban par notre pays et son président ? L’imitation tragique du propre devenir-Liban de la France ? Une libanisation au carré ?


La seconde carrière d’Adolf Hitler

Communiqué n° 133  lundi 3 août 2020

Aux États-Unis les magasins tenus par des noirs vont être répertoriés par Google et signalés par un signe spécial. Sans doute en sera-t-il bientôt de même en France et en Europe, puisque tous les effort des gouvernants depuis cinquante ans ont tendu à reconstituer scrupuleusement sur le vieux continent la situation intenable qui sévissait outre-Atlantique…

En Grande-Bretagne, pendant ce temps, les noirs, pour faire valoir les droits à réparation qu’ils estiment avoir sur le royaume, s’organisent en milices militaires, dotées d’uniformes noirs comme celles de Sir Oswald Mosley dans les années trente, et plus encore comme celles qui perpétrèrent la Nuit de cristal, en Allemagne, après s’être attaquées régulièrement aux magasins tenus par des juifs, dûment signalés par des signes spéciaux.

Chaque jour l’actualité rappelle davantage la dernière avant-guerre, et bien sûr la guerre elle-même ; et pour la France la première Occupation, naturellement. C’est “la seconde carrière d’Adolf Hitler”. Il y a beau temps que la rituelle référence aux “heures les plus sombres“ s’est totalement renversée et que, de topos chéri et un peu gâteux de la gauche remplaciste qu’elle était, elle en est venue à désigner métaphoriquement, mais de plus en plus littéralement, aussi, les totalitarismes qui viennent, remplaciste, antiraciste, islamiste : l’esprit de capitulation devant eux, la collaboration avec leurs agents, l’indulgence envers leurs voyous, les violences de rue, le vandalisme culturel, le silence imposé aux opposants, la terreur.

Les rôles s’échangent : ce sont ceux qui jadis criaient mécaniquement au fascisme qui se font le plus menaçants et qui étalent de plus en plus expressément leurs pulsions génocidaires. Hitler revient : et certes il revient en farce, en point Goodwin, mais cette farce est tragique, et de plus en plus vraie. Jusqu’ici c’était à l’envers que s’opérait ce retour, la tête en bas, et ce l’est encore un peu quand c’est au profit des noirs eux-mêmes, victimes supposées, qu’on imagine de marquer leurs magasins, comme jadis ceux des juifs dans l’Allemagne nazie. Mais de plus en plus c’est les pieds sur terre que revient l’histoire, et les bottes cloutées pareillement, en un reflet qui n’est même plus inversé : ainsi lorsque les nouveaux maîtres étalent sans vergogne leur haine et font parade de leurs harnachements noirs. Pour les résistants à cet ordre nouveau qui s’instaure à l’ombre de la davocratie planétaire, il ne s’agit pas de prendre leurs distances avec des fantômes qu’ils n’ont jamais pratiqués et qui leur ont toujours fait horreur : il s’agit de s’aviser que ces fantômes sont de moins en moins fantomatiques, et que, contre eux, ils sont seuls.


On a le droit d’être blanc

Communiqué n° 132  vendredi 31 juillet 2020

Sur la boîte à lettres de l’école élémentaire Jean-Moulin de Châteauroux, un autocollant d’un centimètre sur sept, voire deux, écrit le journal indigné, ont été apposés. Ils portent l’inscription “It’s Ok to be White”, on a le droit d’être blanc. « Le directeur académique prend cet incident au sérieux, dit encore le même quotidien, et portera plainte s’il se reproduit ». Le journal, c’est La Nouvelle République du Centre-Ouest, plus communément appelé La Nouvelle République, ou même La NR. Il s’exprime ici par le truchement de sa correspondante à Châteauroux, Mme Aziliz Le Berre. Toujours à propos des mêmes autocollants, cette journaliste parle de « message haineux ». Le titre de l’article est : « Châteauroux : un autocollant raciste collé sur une école élémentaire ». De son côté le directeur académique se désole : « C’est une école où il n’y a jamais eu le moindre problème » — sous-entendu, et maintenant ça, cette abomination.

On est ici au cœur exact de la folie qui nous gouverne et qui nous tue, du délire suicidaire, du faussel, ce réel à l’envers du négationnisme de masse qui préside au génocide par substitution et assure le silence autour de lui. Le milliard de Français qui ont vécu en France depuis quinze siècles doivent savoir dans leur tombe qu’en 2020 un quotidien du Berry, La Nouvelle République, présenterait comme un grave attentat raciste le dépôt sur une boîte à lettres d’un, voire deux autocollants d’un centimètre sur sept, “On a le droit d’être blanc”. Evidemment le journal explique, et le directeur académique pense aussi, sans doute, que cette phrase est un slogan des suprémacistes blancs américains, qui compterait parmi eux des néo-nazis. C’est le triomphe de “la seconde carrière d’Adolf Hitler”. Ce qu’on dit ou qu’on écrit n’a plus aucune importance, le sens ne compte pas, les plus manifestes évidences cessent d’être dicibles, tout ce qui doit être retenu d’un message ce sont ceux qui ont pu l’émettre plus tôt. Et comme les méchants ont à peu près tout dit, on ne peut plus rien dire. Les Français n’ont même plus le droit de prétendre à la légitimité d’être blancs, le Grand Remplacement peut et doit se poursuivre en silence, sans protestations d’aucune sorte.

Bien entendu rien ne paraîtrait plus judicieux que de poursuivre le journal en justice, pour encouragements au génocide par substitution, entés de l’interdiction aux victimes de se plaindre. Il faudrait seulement oublier, pour se lancer dans pareille aventure judiciaire, que l’immense majorité des juges appartient à la même école que l’immense majorité des journalistes, on seraient tentés d’écrire au même service du changement de peuple, et qu’ils n’ont pu comme eux parvenir où ils sont qu’à la condition de donner incessamment des gages de leur dévouement à la substitution ethnique et au principe de la préférence occupante, son mode opératoire. On a peut-être le droit d’être blanc, mais déjà on n’a plus le droit de le dire, et il serait fort imprudent de le plaider.


Été sanglant

Communiqué n° 131  jeudi 30 juillet 2020

Pas un jour sans son égorgement, son attaque au couteau, son viol, ses agressions violentes pour les motifs les plus futiles, et souvent sans motif du tout — quand ce ne sont pas ses incendies de cathédrale et ses déprédations régulières d’églises. Pour le gouvernement, il ne faut voir là qu’une accumulation de faits-divers, c’est le cas de le dire. Elle serait due à la chaleur, aux inégalités sociales, au racisme structurel du peuple des victimes, aux précautions insuffisantes qu’elles prennent pour se protéger, alors quelles savent très bien que le danger est là.

En fait nous assistons à une guerre des récits, une guerre des mots, et aussi longtemps que les résistants au changement de peuple et de civilisation n’auront pas tordu le cou au discours officiel qu’on vient d’évoquer, intolérable de cynique fausseté, ils ne parviendront pas à émouvoir les indigènes hébétés, ni à les délivrer de leur torpeur : ceux-là se doutent bien qu’on leur ment, mais ils sont très loin de soupçonner l’ampleur de la substitution narrative.

D’abord il n’y a pas de gouvernement. Les gouvernements sont faits pour protéger leur peuple et pour veiller à sa sécurité, le nôtre s’emploie au contraire à nous livrer aux populations de remplacement. Il est le comité de gestion de notre section du parc humain, chargé par le conseil d’administration supérieur, qui l’a démocratiquement mis en place, d’assurer au plus vite le parachèvement de la substitution ethnique. À ses yeux comme d’ailleurs aux nôtres, la nocence est l’instrument du Grand Remplacement — mais lui ne songe pas un instant à la réduire, bien au contraire : ce serait aller contre ses propres objectifs. Ses journalistes et ses juges appliquent partout la préférence occupante, garantie de succès et d’irréversibilité de la colonisation en cours. Il y a seulement que le génocide par substitution n’est assez rapide dans sa marche au gré des remplacistes, et surtout des remplaçants. Flammes et lames servent à accélérer le processus : car c’est une chose de philosopher, ou de bénéficier de la philosophie des autres : il faut aussi occuper le terrain.


Après Nantes, rdv le 19 juillet à 10 h. devant les cathédrales

Communiqué n° 130  samedi 18 juillet 2020

La cathédrale de Nantes vient d’être ravagée par les flammes. Cette fois-ci, même le régime macro-remplaciste en place “privilégie la piste criminelle”. Les pertes irréparables causées par le feu s’ajoutent aux quotidiens incendies et ravages dont sont victimes les églises de France et l’ensemble du patrimoine religieux. L’aveuglement volontaire et le négationnisme de masse ont beau être entretenus par l’École, par les médias, par les industries culturelles et tous les autres instruments de l’hébétude, ils ne sont plus tenables. Accidents, négligences, malchance, coïncidences et faits-divers n’ont rien à voir avec les catastrophes qui nous accablent. Tant que les Français ne voudront pas ouvrir les yeux et contempler la seule réalité vraie, c’est-à-dire la conquête étrangère, la colonisation, le Grand Remplacement, le génocide par substitution, leurs cathédrales brûleront, leurs églises seront profanées, leurs filles violées et leurs fils égorgés pour un regard ou pour rien du tout, par simple haine de la France et des Français. Quand les crimes ne sont pas commis par l’occupant ils le sont par les milices de la davocratie globale, antifas ou punks à chiens, bien assurés que sont les uns et les autres de la préférence occupante du régime, de ses organes de presse et de ses juges.

Puisse le désastre de Nantes servir de révélation à quelques-uns, et les tirer de leur torpeur. Le CNRE, en accord étroit avec les mouvements, CCP, VPF, etc., dont les chefs en sont membres, appelle tous les Français, indigènes et assimilés, antiremplacistes, décoloniaux, résistants, opposés au changement de peuple et de civilisation, défenseur du patrimoine et de l’identité, chrétiens horrifiés, juifs alarmés, agnostiques éberlués, athées indignés, à se retrouver demain matin, dimanche 19 juillet 2020 à dix heures, non pas devant les monuments aux Morts comme les autres dimanches, mais, s’ils le peuvent, quitte à se forcer un peu, sur le seuil de la plus proche cathédrale. Qu’ils se rencontrent, qu’ils se parlent, qu’ils complotent puisque les médias remplacistes n’ont que le complotisme à la bouche et sous la plume. Qu’ils constituent des groupes, qu’ils échangent des idées, qu’ils adhèrent aux Partisans du CNRE ou aux autres associations de résistance. Qu’ils préparent la révolte contre le régime qui les livre et l’envahisseur qui occupe leur pays et le détruit.


RDV le dimanche à 10 h. aux monuments aux Morts

Communiqué n° 129  jeudi 9 juillet 2020

Le CNRE s’associe avec enthousiasme à l’initiative d’un de ses membres les plus éminents, le général Piquemal, qui a proposé à tous les patriotes, il y a plusieurs semaines déjà, un rendez-vous dominical régulier, à dix heures, sur le seuil des églises ou devant les monuments aux Morts. Les monuments aux Morts sont des sites plus précis, il n’y en a qu’un par commune, et l’engagement, bien qu’éminemment civilisationnel, n’est pas nécessairement confessionnel.

Vous êtes accablés par le spectacle qu’offre aujourd’hui notre pays livré à l’invasion, aux violences et aux exigences insatiables des populations de remplacement ; vous refusez le changement de peuple et de civilisation, le Grand Remplacement, le génocide par substitution ; vous êtes hostiles au remplacisme global, à la gestion du parc humain par Davos, les gafas, les grands intérêts financiers, la conception purement économiste de la marche du monde ; vous n’en pouvez plus du renversement systématique de tout, à commencer par le sens des mots, occupants qui se disent “indigènes“ alors que les seuls indigènes c’est vous, colonisateurs qui se prétendent “décoloniaux” alors que les seuls adversaires de la colonisation en cours c’est vous, écologistes prétendus qui s’acharnent contre la biodiversité humaine et contre la beauté du monde à force d’éoliennes : le CNRE, en liaison avec tous les mouvement et toutes les associations dont les présidents sont ses membres, vous donne rendez-vous tous les dimanches à dix heures devant les monuments aux Morts.

Peut-être y serez-vous seul, surtout au début. Le rendez-vous sera alors avec les Morts, avec la France, avec notre civilisation menacée et ceux qui l’ont défendue avant vous, avec nous tous qui seront avec vous en pensée et en action. En ce cas-là, méditez, concevez des projets et des liens. Si vous êtes deux ou davantage, faites connaissance, échangez des idées, mettez sur pied des initiatives et des actions, élargissez vos groupes, adhérez à ceux qui existent déjà ou bien directement aux Partisans du CNRE. Témoignez. Révoltez-vous. Ne restez pas sans réagir face à ceux qui livrent notre pays et à ceux qui l’occupent.


Élections municipales

Communiqué n° 128  lundi 29 juin 2020

Une nouvelle fois se déroulent sur l’ensemble du territoire national des élections dont vainqueurs et vaincus paradent de la même indifférence au pire, à savoir le Grand Remplacement, le changement de peuple et de civilisation, le génocide par substitution, la destruction des Européens d’Europe et de leur civilisation. Les électeurs eux-mêmes, ceux qui votent et ceux qui s’abstiennent, sont complices de ce négationnisme de masse, selon lequel ce qui arrive n’arrive pas. Le renversement du réel paraît ne profiter qu’à une écologie elle-même imaginaire, puisque insoucieuse à ce qui devrait faire l’essentiel de son combat : la fin de la croissance démographique globale, la défense de la biodiversité humaine, la protection ou le rétablissement de la beauté. Dans l’hébétude ambiante, soigneusement créée et entretenue, il suffirait pourtant, à tout moment, que quelques-uns s’unissent assez nombreux pour provoquer un réveil, une révolte, une retombée du monde à l’endroit.


L’Oréal

Communiqué n° 127  lundi 29 juin 2020

Saisie de la fureur antiraciste, c’est-à-dire désormais antiblanc qui souffle sur le monde, la firme L’Oréal décide de retirer de ses produits cosmétiques toute référence au blanchiment, au “blanc” et au “clair” comme idéaux à poursuivre. Le ridicule de cette affaire pourrait la faire paraître insignifiante. Elle est en fait magistralement significative.

L’Oréal est une multinationale richissime, composante majeure du système davocratique, c’est-à-dire de la gestion économiste du parc humain par Davos, les multinationales et les grands intérêts financiers. Il n’est pas indifférent que son domaine soit la cosmétique, la retouche, le maquillage, la dissimulation, ce qui la désigne tout naturellement pour un rôle majeur dans le négationnisme de masse, selon lequel ce qui arrive n’arrive pas, et notamment bien sûr le Grand Remplacement, ou génocide par substitution.

L’Oréal est la création d’Eugène Schueller, grande figure de la collaboration la plus extrême au temps du régime de Vichy. L’épisode actuel montre à quel point l’esprit de collaboration, qu’il s’agisse d’atavisme ou de culture d’entreprise, est constant, sous une Occupation ou sous une autre. Mais Schueller était plus qu’un collaborateur. Financeur de la Cagoule, spécialiste des questions économiques au Rassemblement National Populaire de Marcel Déat, il était un adhérent enthousiaste à la plupart des thèses du national socialisme. Ainsi ressort nettement le lien de plus en plus évident entre tous les totalitarismes fordiens ou néo-fordiens : en l’occurrence entre le nazisme et le remplacisme global, entre les conceptions économiques du Troisième Reich et des ses alliés, d’une part, et celles du management planétaire moderne d’autre part, dont un Johann Chapoutot et d’autres ont suffisamment montré qu’il n’y avait pas entre eux de solution de continuité (cf. Libres d’obéir, le management du nazisme à aujourd’hui, Gallimard essais, 2020).

Eugène Schueller grâce à ses millions a été blanchi à la Libération à force de témoignages achetés et de faveurs politiques distribuées. Il est largement à l’origine de la carrière politique d’un François Mitterrand, par exemple, qui dirigea l’un de ses journaux, Votre beauté. On conçoit dans ces conditions que parler de “blanchiment” au sein de L’Oréal soit comme parler de corde dans la maison d’un pendu.


Hommage à Marc Fumaroli

Communiqué n° 126  mercredi 24 juin 2020

Le Conseil National de la Résistance Européenne tient à rendre hommage à Marc Fumaroli, qui vient de s’éteindre. Il était l’un des rares essayistes et penseurs de haute exigence à avoir su se maintenir brillamment dans le siècle sans rien abdiquer de ses conceptions de l’art, des humanités et de la culture, qui étaient celles de la France et de l’Europe de toujours, avant le Petit Remplacement, c’est-à-dire avant l’effondrement culturel — celui de l’École, celui de l’Université, celui des grands institutions : ce désastre de l’esprit qu’il n’a cessé de déplorer et de combattre. Il était beau et consolant que sa voix demeurât parmi nous, comme un magnifique vestige de temps plus heureux et surtout plus honorables, plus rigoureux, moins tristement démagogiques. C’est avec une grand tristesse pour notre patrie, qu’il a honorée, et pour notre civilisation, qu’il a superbement illustrée, que nous saluons sa haute figure.


L’appel du 18 juin

Communiqué n° 125  jeudi 18 juin 2020

Quatre-vingts après, jamais l’appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 n’a été pareillement d’actualité. La France de 1940 était envahie et vaincue, celle de 2020 est envahie sans avoir jamais été vaincue. La France de 1940 était trahie face à un ennemi aux forces supérieures, celle de 2020 est livrée à un envahisseur infiniment plus nombreux. La France de 1940 se préparait à entrer dans des années collaboration, celle de 2020 marche de longue date vers la soumission et l’effacement. Les Français de 1940 étaient abasourdis par la défaite, ceux de 2020 sont hébétés par l’éducation reçue et l’idéologie, l’éducation réduite à l’idéologie. En 1940 le racisme subjuguait l’Europe et la poussait au crime, en 2020 c’est l’antiracisme qui la met en tutelle et la pousse au tombeau. Tout paraît à présent encore pis que ce n’était, pour notre pays et notre peuple : plus triste, plus laid, plus criminel et plus final. C’est pourquoi le message du 18 juin est encore plus fort et essentiel à présent qu’il ne l’était alors. Il est à peu près : ne sous soumettez jamais, ne vous résignez jamais. N’ayez aucune indulgence pour les traîtres et aucune complaisance pour l’occupant. Révoltez-vous ! Et surtout ne vous laissez pas voler vos mots, après tout le reste : souvenez-vous qu’en France les seuls indigènes c’est vous, et les seuls décolonialistes aussi : pas l’occupant, passé maître dans l’art de tourner les tables, avec la complicité bienveillante du pouvoir remplaciste, celui qui veut le changement de peuple et de civilisation.