Au lendemain de l’attentat contre une mosquée à Bayonne, au cours duquel deux musulmans ont été blessés par un ancien candidat du Rassemblement national, le régime remplaciste se penche une nouvelle fois sur le département de la Seine-Saint-Denis, sans doute en vue d’une nouvelle hausse du tribut national annuellement versé à ses habitants — cette hausse sera sans doute moindre, naturellement, qu’elle n’eût été si les victimes de Bayonne avaient été plus nombreuses…

La légende urbaine veut que la Seine-Saint-Denis soit le département le plus pauvre de France. Cela pourrait bien n’être pas tout à fait faux, dans la mesure où le régime y concentre une bonne part des populations misérables qu’il fait venir ou laisse venir des quatre coins de la Terre, et notamment d’Afrique. Le département de la Seine-Saint-Denis n’est pas pauvre parce qu’il est abandonné de la communauté nationale — au contraire, elle y déploie plus d’efforts que partout ailleurs, et les transferts raciaux y vont bon train, maquillés en “transferts sociaux”. Le département de la Seine-Saint-Denis est pauvre, sale, violent, délinquant et délabré parce qu’il est majoritairement, et désormais presque exclusivement, habité par des populations appartenant à d’autres civilisations que celle des indigènes de France, et dont le rapport au travail, au civisme, à la chose publique, à l’espace public, au pacte social, aux rapports de voisinage, à la délinquance, à la violence, à l’environnement, implique que, pauvres, elle le resteront, en général, et cela quelles que soient les sommes déversées sur elles.

Le gouvernement négationniste envisage à présent, bel aveu, de verser dix mille euros aux fonctionnaires qui accepteront de rester cinq ans dans cet enfer, où ils sont détestés quand ils sont indigènes ou tentent de faire connaître la culture méprisée et haïe du pays d’accueil. La somme serait mieux investie si elle servait à convaincre certains des occupants de bénéficier du Grand Rapatriement, et de rentrer chez eux sans retour —même si tous acceptaient, il en coûterait toujours infiniment moins cher au Trésor public qu’à devoir subvenir, indéfiniment, à leurs besoins et à leurs impérieuses requêtes. Mais nous sommes avec ces débats au beau milieu du contre-récit négationniste, celui qui nie la réalité de la colonisation, du Grand Remplacement, du génocide par substitution. C’est le caractère complètement imaginaire de ce récit qui rend à ce point caducs et dépourvus de sens des débats ordonnancés exclusivement autour d’un vide, d’un non-dit central, du puits de la vérité quand tout est fait pour qu’elle y demeure à jamais. La Seine-Saint-Denis n’est pas abandonnée par la République : elle lui est ravie par la colonisation, le changement de peuple, le nettoyage ethnique, le ressentiment, la nocence et la haine.