Le parti négationniste au pouvoir — c’est-à-dire l’ensemble des forces financières, médiatiques, politiques, publicitaires, qui s’acharnent à nier contre toute évidence le Grand Remplacement, le génocide par substitution, la colonisation africaine et l’islamisation qu’elles encouragent — vient de colmater d’un geste la seule brèche un peu significative qui demeurât dans ses enceintes : Éric Zemmour ne pourra plus s’exprimer en direct. Sa parole sera constamment surveillée, différée et filtrée.

Cette décision est prise à l’occasion d’un attentat criminel autant qu’imbécile contre une mosquée, qui a entrainé de graves blessures chez deux victimes. On remarquera qu’on a immédiatement tout su du coupable et de ses raisons d’agir, ce qui est un net progrès sur les tergiversations coutumières en pareil cas, quand les meurtriers sont d’un autre bord, ainsi qu’il est plus habituel. Autre amélioration, il n’est pas question cette fois d’un “déséquilibré”. Au demeurant les conséquences de ce crime sont désolantes, certes, et nul ne songe à en réduire si peu que ce soit la détestable gravité : mais elles sont infiniment moins catastrophiques, heureusement, que les dizaines et les centaines de morts qu’ont entraîné ces dernières années, dans notre pays, les attentats islamistes ; de même que les quelques atteintes à des mosquées sont peu de choses auprès des centaines d’églises jours après jour attaquées, incendiées ou détruites, dans l’indifférence des pouvoirs publics.

Le climat actuel serait à la montée de l’islamophobie, paraît-il. Pour ce qui est de la haine, pourtant, il en va chez les indigènes français et assimilés comme pour le pétrole : leurs exportations sont insignifiantes au regard de leurs importations. Il est assez coutumier que l’invasion et l’occupation entraînent un certain désir de libération, chez les envahis et les occupés. Cette ardeur d’affranchissement a peu de chose à voir avec la phobie, sans quoi Jeanne d’Arc, Charles de Gaulle ou Jean Moulin seraient de grandes figures de l’histoire de la haine. En relève bien davantage tout ce qu’essuient jour après jour les envahis, en insultes, nocences et nuisances de toute sorte, déversées sur eux en un flot continu avec une exécration ordurière (cf. les “réseaux sociaux”) qui paraît ne troubler en rien, elle, les belles âmes remplacistes et négationnistes. Mais c’est toujours cela, le négationnisme : un monde à l’envers, une réalité renversée, où le dénégateur ne voit que ce qu’il veut voir, n’entend que ce qui lui plaît et ne juge qu’avec une balance à deux poids, deux mesures. Quant aux lanceurs d’alerte, on les fait taire.