Ivre de sa toute puissance, la clique médiatico-politique négationniste et remplaciste — celle qui s’attache à réguler les cerveaux pendant le génocide par substitution en niant sa réalité — devient totalement délirante. Voici qu’à présent elle appelle les Sames, ou Samis, ou Samés, ou Lapons, « le dernier peuple indigène d’Europe ». Il faut bien se rendre compte de l’énormité de ce qui est là suggéré, plus que suggéré, affirmé par implication automatique : si les Lapons sont « le dernier peuple indigène d’Europe », et donc le seul, alors les autres peuples, les Français, les Italiens, les Suédois, les Allemands, les Tchèques, les Grecs, etc., ne sont pas indigènes : nous sommes tous des immigrés, il n’y a plus en Europe (excepté les Lapons, ou Sames) que de la Matière Humaine Indifférenciée d’importation.

On ne saurait pousser le négationnisme plus loin : il n’y a pas de Grand Remplacement car il n’y a que des remplaçants, arrivés d’hier et fils de la nuit des temps mêlés. Des dizaines de siècles d’histoire et de préhistoire sont jetées aux orties.

Ce terme d’“indigènes” est en fait capital. Les indigènes, c’est nous. Il est essentiel que les Européens d’Europe, dont l’existence même est menacée par le changement de peuple et de civilisation, assimilent bien cette évidence qu’en Europe ils sont les indigènes : c’est-à-dire, en l’occurrence, les envahis, les colonisés, les conquis, les remplacés. C’est à cette seule condition qu’ils pourront inscrire leur indispensable combat dans l’histoire de la lutte contre la colonisation, l’invasion, l’occupation étrangère, les industries et le commerce davocratiques de l’homme remplaçable, la substitution ethnique, ce crime contre l’humanité du XXIesiècle. Car s’ils sont les seuls indigènes en Europe, ils sont aussi les seuls décoloniaux. Dans le remplacement général du sens des mots qui est la marque première du remplacisme global, ceux qui se parent abusivement de ces appellations ne sont rien d’autre que l’occupant, le colon, ceux auxquels sont livrés l’Europe et les Européens par la davocratie globale génocidaire.