Le style de Mlle Mila n’est certes pas le nôtre, et nous ne dirions ni n’écririons jamais que l’islam est “une religion de m.”. Cependant le Conseil National de la Résistance Européenne ne peut qu’apporter son soutien à cette jeune femme dont les considérations sur la haine, en revanche — d’ailleurs largement provoquées par ses correspondants —, voient leur pertinence aussitôt avérée par les flots mêmes d’insultes et de menaces qu’ils déclenchent contre elle. De même que l’occupant casse tout, furieux, dès lors qu’on lui reproche d’être violent, il déverse incontinent sa haine, hors de lui, quand on lui reproche d’être haineux.

Le gouvernement, plus collaborateur que jamais, et qui ne saurait laisser passer une occasion d’exposer ses vraies sympathies. s’est empressé, sous prétexte de la protéger, de mettre Mlle Mila sous séquestre, de lui empêcher toute communication et de la faire poursuivre, elle, pour “incitation à la haine” (la formule rituelle pour désigner toute résistance au changement de peuple et de civilisation, toute opposition au génocide par substitution). Féminisme, défense des minorités sexuelles, a fortiori défense de la liberté d’expression, quotidiennement foulée aux pieds, rien de tout cela n’existe plus dès lors qu’il est porté atteinte à la nouvelle Congrégation. Avec le retour de fait au délit de blasphème, maquillé bien sûr en “racisme” comme tout le reste, nous voici revenus sous la Restauration : mais bien sûr à front renversé. C’est qu’entre temps l’anticléricalisme a opéré un cercle complet et, allant jusqu’au bout de sa détestation du catholicisme, il en vient à faire un crime de toute critique de la religion dominante — il suffisait pour cela d’en changer.