Mme Sylviane Agacinski, philosophe, n’a pu, du fait de menaces auxquelles a cédé l’université de Bordeaux, prononcer dans cette ville, autour du sujet de la PMA, une conférence intitulée “L’Être humain à l’époque de sa reproductibilité technique”. La combinaison de ce titre et de l’empêchement de parler, assuré par la menace de violence, est on ne peut plus significatif. La “reproductibilité technique”, et notamment celle de l’être humain, c’est le cœur flamboyant du remplacisme global, et bien entendu du Grand Remplacement.

Nous ne savons rien des positions de Mme Agacinski sur le changement de peuple et de civilisation, et nous n’avons aucune raison de croire qu’elle sont les mêmes que les nôtres. La dernière de nos intentions est de forcer sa pensée, que nous respectons hautement. Il reste que le silence imposé par la force à une intellectuelle de premier plan, après tant d’autres, sur un sujet aussi capital est hautement révélateur de ce que nous n’avons pas craint d’appeler un néo-négationnisme, le négationnisme aujourd’hui : le déni contre toute évidence du Grand Remplacement et du génocide par substitution, mais aussi les efforts convergents pour réduire au silence toute réflexion sur l’industrialisation commerciale de l’homme, sa “reproductibilité technique” et celle de tout le vivant.