Le Conseil National de la Résistance Européenne est farouchement opposé à la prolifération des éoliennes, et se déclare bien sûr ulcéré par le nouveau renversement de doctrine du président de la République à ce propos, tel que marqué par le décret du 21 mai 2020, portant programmation pluriannuelle de l’Énergie (PPE), et prévoyant une vive accélération des constructions, c’est-à-dire du massacre des paysages.

D’aucuns pourraient s’étonner que le CNRE se mêle de cette question, et estimer qu’elle n’est pas de son ressort. Ceux-là se tromperaient lourdement. Le massacre des paysages est une part essentielle du remplacisme global, de la conception davocratique du monde, de la gestion purement utilitaire du parc humain. Interchangeabilité de l’homme, destruction de la beauté de la Terre — il ne s’agit jamais que de la même opération : l’ablation terminale de l’âme. Qu’est-ce qu’une écologie qui instaurerait un monde inhabitable de laideur et de désolation, dont les habitants se verraient ravir toute relation avec la transcendance, le sacré, l’azur, les sommets, les nuages, leur propre histoire, leur propre inscription dans l’espace sensible, leur échelle, l’échelle humaine ? Qu’est-ce qu’une administration des plaines, des vallées, des forêts, des montagnes, qui les envisagerait uniquement comme un fonds de commerce, un actif foncier, le territoire abstrait d’une société anonyme mondiale, à gérer selon les seuls critères d’une économie d’énergie au demeurant parfaitement illusoire, et qui dissimule de plus en plus en plus mal la privatisation du monde, son appropriation par la finance, par Davos et par les moins reluisants des affairismes prédateurs ? Les éoliennes sont les cheminées des usines à homme, celles qui produisent la MHI (Matière Humaine Indifférenciée). S’opposer au génocide par substitution et à l’artificialisation des sols et des ciels, refuser l’industrialisation de l’espèce et l’industrialisation de l’espace, ce ne sont en aucun cas deux combats différents : c’est le même.