Le député communiste Fabien Roussel, candidat de son parti à la présidence de la République, propose à l’Assemblée nationale une nouvelle loi ou un renforcement des lois existantes, afin de rendre inéligibles les personnes condamnées pour antisémitisme, racisme ou incitation à la haine raciale. Quand on sait que cette dernière qualification, au moins, est utilisée par les juges sans relation aucune, en général, à la moindre haine, incitation à la haine, ou appel à la violence, non plus, toujours en général, qu’à la moindre race, on mesure à quel point le BNG (Bloc Négationniste-Génocidaire) — c’est-à-dire l’ensemble des forces qui assurent et promeuvent le changement de peuple et de civilisation tout en le niant — s’estime désormais tout-puissant : ce que, à la vérité, il n’est pas loin d’être, puisqu’il a criminalisé la moindre réserve envers le génocide par substitution qu’il accomplit avec tant d‘ardeur.

Il est éminemment parlant que ce soit un membre du Parti communiste — bien à l’abri derrière le stupéfiant “deux poids deux mesures” selon lequel les dizaines de millions de morts que son idéologie a sur la conscience ne pèsent rien au regard des millions de morts de l’idéologie nationale-socialiste — qui recommande, fort de toute l’expérience répressive et liberticide de son bord, cette mesure si manifestement contraire aux plus élémentaires principes de l’État de droit. Elle l’est certes pour mille raisons, mais aussi parce qu’elle vise manifestement une personne particulière, en l’occurrence un des rivaux de M. Roussel dans la campagne présidentielle qui s’ouvre.