C’est aujourd’hui la journée mondiale des Réfugiés — comme si tous les jours de l’année n’étaient pas la journée mondiale des Réfugiés, l’appellation la moins contrôlée du vocabulaire politique contemporain ! En Europe la distinction entre réfugiés et non-réfugiés n’a d’ailleurs aucune importance, de toute façon, puisque dans les faits personne, ou pratiquement personne, réfugié officiel ou pas, n’est jamais expulsé.

Le président du Conseil européen Donald Tusk choisit ce jour pour exposer son projet de “plates-formes de débarquement”. Leur nom est bien inquiétant car le débarquement des remplaçants, c’est ce que nous subissons tous les jours, avec ou sans plates-formes. On apprend toutefois avec soulagement que les plates-formes de M. Tusk devraient se situer hors d’Europe. Elles n’en relèvent pas moins de l’éternel souci de sélectionner les prétendus demandeurs d’asile qui devraient être admis sur le continent. Or c’est le message exactement inverse qu’il faut envoyer fermement à l’Afrique : que non seulement le transvasement démographique vers l’Europe doit cesser, mais qu’il va s’inverser au plus vite en le transvasement contraire et correctif, à savoir la remigration, expression sensible de la décolonisation de l’Europe. Les seuls vrais réfugiés sont aujourd’hui les Européens, réfugiés hébétés et survivants hagards, sur place, chez eux, de leur propre civilisation détruite par le remplacisme de masse et le génocide par substitution, pour reprendre l’expression qui n’a jamais été si juste d’Aimé Césaire, dont c’est aujourd’hui l’anniversaire.

C’est aujourd’hui aussi que le président américain Donald Trump fait connaître au monde sa décision de faire sortir les États-Unis du Conseil des Droits de l’homme. Cette institution est depuis longtemps une sinistre farce, où se sont illustrés successivement la Libye du colonel Kadhafi, l’Arabie saoudite ou la République Démocratique du Congo. C’est aussi l’un des lieux où s’élabore, outre un antisionisme rabique, la doctrine antiraciste qui est l’armature juridique de la substitution ethnique. L’Europe devra bien en sortir aussi, si elle veut et peut encore sauver, d’elle-même, ce qui peut encore être sauvé. Et Donald Trump lui semblera alors plus pertinent que Donald Tusk.


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