Tous les experts sont d’accord : l’abstention devrait atteindre des taux sans précédent à l’occasion des élections de dimanche. Ils rivalisent d’ingéniosité dans l’explication de ce phénomène, qui d’ailleurs est loin d’être nouveau. La seule qu’ils n’envisagent pas une seule seconde — pas en public, en tout cas —, c’est qu’un peuple soumis à un génocide par substitution puisse être assez indifférent aux divers modes selon lesquels s’exécute celui-ci. Le Grand Remplacement est mené à un train d’enfer, or il n’y a pas de candidat anti-remplaciste à ces élections. Les électeurs n’ont de choix qu’entre les remplacistes frénétiques, les remplacistes enthousiastes, les remplacistes ardents, les remplaçants, les remplacistes d’affaires, les remplacistes l’air de ne pas y toucher (quel Grand Remplacement ?), les remplacistes parce qu’il faut bien avoir accès aux médias si l’on désire être élu, et finalement les remplacistes mous, qu’on espère sans trop y croire être un peu plus anti-remplacistes qu’ils ne veulent bien le dire.

On conçoit dans ces conditions que le peuple remplacé mette assez peu d’entrain à choisir entre ceux qui le vendent et ceux qui l’effacent, quel que soit le rythme qu’ils entendent y mettre. Certes il peut voter remplaciste mou, mais c’est un pis-aller, peu exaltant. C’est bien pourquoi il est essentiel que l’année prochaine, au moins, pour l’élection capitale, la présidentielle, il y ait un candidat clairement et ouvertement opposé à l’horreur du changement de peuple et de civilisation, et qui s’affiche sans ambiguïté partisan de la seule solution à la colonisation en cours, la libération du territoire, la remigration.