Nous venons d’assister à l’apparition inattendue, dans le vocabulaire politique officiel — celui de la davocratie macro-remplaciste et du président Macron en personne —, du mot de “séparatisme”. C’est un terme étonnamment fort, et qui, parce qu’il sonne vrai, détone dans le langage ultra-euphémisant du négationnisme régnant, celui qui s’attache jour après jour à nier la réalité du Grand Remplacement, du changement de peuple et de civilisation, du génocide par substitution.

Mais ce rare éclair pré-électoral de vérité n’est là, comme souvent, que pour mieux cacher des vérités plus profondes. Selon ceux qui l’observent ou qui le subissent, il n’illumine pas les mêmes promesses ou les mêmes insinuations. On nous explique que “séparatisme”, parmi les éléments de langage du régime remplaciste, est destiné à remplacer “communautarisme”, qui pointait du doigt abusivement certaines communautés, paraît-il. Ces communautés en tant que telles sont en somme homologuées, reconnues, admises comme peuples dans le peuple. Elles ne seront fustigées qu’à se montrer “séparatistes”, c’est-à-dire en recevant de l’étranger financement et instructions. C’est dire qu’on les estime désormais assez fortes pour n’en recevoir plus que de la République et de l’intérieur même de la Nation, en dépit des dispositions de la prétendue “laïcité”, qui seront tournées une fois de plus, sous prétexte de lutte contre le prétendu “séparatisme”.

“Séparatisme” il y a bien, mais en un tout autre sens que ce qu’insinue sa vérité partielle dans le vocabulaire présidentiel. Le séparatisme n’est pas le rattachement de quelques centaines de milliers ou de millions de Français à des puissances ou à une idéologie étrangères : ces temps sont révolus. Il est l’officialisation de la conquête, la séparation des Français avec eux-mêmes, l’homologation tranquille du changement de peuple. Et, ce séparatisme-là, il ne faut pas compter sur la davocratie macro-remplaciste pour le combattre, puisque au contraire elle l’instaure et l’entérine, par un de ces tours de passe-passe sémantiques dont elle est coutumière.