Il est beaucoup question ces temps-ci de la liberté de la Presse dans le monde, et par exemple à l’épreuve de l’épidémie. À cette occasion s’accrédite, et notamment du fait de la Presse, qui y a tout intérêt, une idée totalement fausse : à savoir que liberté de la Presse et liberté d’expression seraient en quelque sorte équivalentes. Cette idée a pu être vraie dans le passé. Sans doute l’est-elle encore en grande partie dans les dictatures qu’on pourrait appeler paradoxalement “ouvertes”, les dictatures qui le sont ouvertement, la Russie de Vladimir Poutine, la Chine communiste, l’Iran des mollahs, l’Arabie saoudite, la plupart des pays d’Afrique, etc. Elle est totalement contraire à la vérité dans les pays de dictature subtile, de dictature sans dictateur, ceux de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord, ceux où règne comme en France le négationnisme génocidaire de masse, remplaciste et davocratique. Non seulement la liberté de la Presse et la liberté d’expression n’y vont pas de pair mais elles y sont rivales, la première n’ayant de cesse d’étouffer la seconde, la seconde de se frayer un passage vers l’air libre. La Presse y est vraiment la Presse, la Grande Presse, le broyeur central de la vérité avec l’identité.

Il n’est pas douteux qu’il y a dans le monde et d’abord en France infiniment plus de journalistes négationnistes au service de la davocratie et de ses intérêts, tout occupés à empêcher la vérité de voir le jour, que de journalistes attachés à la faire éclore. Associer journalisme et liberté est une farce.