Les membres de la Convention citoyenne pour le climat sont encore une fois bien déçus. Et s’il leur fallait de nouveau donner une note à l’action gouvernementale au regard de leurs recommandations, elle serait encore plus basse que la précédente. Il est vrai qu’il s’agit plutôt du Parlement, cette fois. Mais celui-ci n’est jamais, en l’état, qu’un autre avatar du Bloc négationniste-génocidaire.

Il résiste aux dispositions qui pourraient porter ombrage aux puissances publicitaires. Il ne veut pas qu’on laisse aux préfets le droit de s’opposer aux panneaux de réclame le long des routes et à l’entrée des villes, et il ne veut pas non plus qu’on empêche les constructeurs automobiles de vanter dans la Presse leurs modèles les plus polluants. Aussi bien aurait-il été très naïf d’espérer qu’il en aille autrement. Le remplacisme davocratique est un pouvoir de nature entièrement publicitaire. Négateur et dénégateur par essence, il a le faux pour fondement avec le remplacement pour principe. Tout occupé à convaincre pour vendre et à démentir pour régner, il ne peut en aucune façon s’opposer à la publicité, ce qui serait saper sa propre assise. C’est pourquoi il est parfaitement vain d’espérer de lui une politique écologique conséquente. Les sites, il a vocation radicale à les détruire, de même que, la pollution, il lui est consubstantiel de la promouvoir en tous lieux.