Quatre-vingts après, jamais l’appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 n’a été pareillement d’actualité. La France de 1940 était envahie et vaincue, celle de 2020 est envahie sans avoir jamais été vaincue. La France de 1940 était trahie face à un ennemi aux forces supérieures, celle de 2020 est livrée à un envahisseur infiniment plus nombreux. La France de 1940 se préparait à entrer dans des années collaboration, celle de 2020 marche de longue date vers la soumission et l’effacement. Les Français de 1940 étaient abasourdis par la défaite, ceux de 2020 sont hébétés par l’éducation reçue et l’idéologie, l’éducation réduite à l’idéologie. En 1940 le racisme subjuguait l’Europe et la poussait au crime, en 2020 c’est l’antiracisme qui la met en tutelle et la pousse au tombeau. Tout paraît à présent encore pis que ce n’était, pour notre pays et notre peuple : plus triste, plus laid, plus criminel et plus final. C’est pourquoi le message du 18 juin est encore plus fort et essentiel à présent qu’il ne l’était alors. Il est à peu près : ne sous soumettez jamais, ne vous résignez jamais. N’ayez aucune indulgence pour les traîtres et aucune complaisance pour l’occupant. Révoltez-vous ! Et surtout ne vous laissez pas voler vos mots, après tout le reste : souvenez-vous qu’en France les seuls indigènes c’est vous, et les seuls décolonialistes aussi : pas l’occupant, passé maître dans l’art de tourner les tables, avec la complicité bienveillante du pouvoir remplaciste, celui qui veut le changement de peuple et de civilisation.