MM. Nicolas Dupont-Aignan et Laurent Wauquiez, presque simultanément, proposent et réclament l’un et l’autre un référendum sur l’immigration. On ne peut évidemment qu’applaudir leur initiative, puisqu’on ne cesse de déplorer que jamais, depuis trente ans, les Français n’aient été consultés sur le plus grand phénomène de leur histoire, le progressif changement de peuple, et bien sûr de civilisation : le Grand Remplacement. Entre-temps, cependant, le phénomène a beaucoup évolué. L’immigration est devenue invasion, l’invasion submersion migratoire. Ce mot même d’“immigration” est à présent totalement obsolète. Prétendre mettre fin à l’immigration en 2018, c’est vouloir arrêter l’invasion allemande en juin 1940, quand les troupes du Reich paradent dans Bayonne. Interrompre l’immigration aujourd’hui — même si c’est, bien sûr, la plus urgente exigence — n’a plus, en soi, si aucune autre action ne complète celle-là, aucune espèce de sens : sinon celle d’une acceptation honteuse du statu quo, c’est-à-dire de l’occupation, de la colonisation, de la conquête de notre pays par des peuples étrangers.

Cette acceptation de l’intolérable statu quo, elle est le fait, plus ou moins tacitement, de tous les grands partis sans exception. Elle n’est pas envisageable pour les Français qui gardent conscience de ce qu’a été la France, de ce qu’elle doit être encore. À ceux-là il ne faut pas demander s’ils veulent plus ou moins d’immigration, il faut leur demander s’ils veulent plus ou moins de remigration : c’est-à-dire de décolonisation, de départ de l’occupant, de libération du territoire. Et cette question-là, à vrai dire, on ne devrait même pas avoir à la leur poser.


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