Le Coronavirus est la première épidémie du bidonville global. Il aurait été bien étonnant que la favela planétaire échappât aux infections de masse que lui promettaient d’une même voix, depuis des lustres, les politologues et les auteurs de science fiction. Significativement, la contagion est partie de Wuhan, ville totalement abstraite et pouvant être n’importe où, chantier perpétuel où se mélangent entre les grues la consommation effrénée, le délabrement immédiat , l’hypertechnologie, l’ennui, la maltraitance animale et la robotisation de l’existence. Pourtant, malgré ces origines peu flatteuses, et nonobstant la cruauté qu’on lui voit, le fléau, révolté contre le mode gestion du parc humain qui lui a donné le jour, pourrait bien se révéler le plus efficace, et de très loin, de tous les promoteurs d’une écologie véritable.

En France il achève de faire éclater la fiction du peuple unique, mensonge qui est au cœur du négationnisme de masse, celui qui s’obstine à nier la réalité du génocide par substitution, autre nom du Grand Remplacement. Face aux mesures d’urgence que tente d’imposer le régime davocratique dépassé par sa propre création, l’évidence est qu’il y a au moins deux peuples, et sans doute bien davantage : les conquis et les conquérants, les occupés et les occupants, les indigènes et les colonisateurs que leur ont imposés le remplacisme global et son immigrationnisme forcené. Dès lors saute aux yeux ce qu’ont parfaitement su tous les siècles avant le nôtre, à savoir que les populations d’un pays donné sont ce que les ont faites l’histoire, la culture, la tradition, les habitudes partagées : la race, en somme ; et qu’elles se montrent infiniment inégales face aux exigences de la vie civique et aux nécessités de la discipline, surtout dans les périodes de crise majeure. Du moins les Français autochtones ont-ils l’occasion de mieux comprendre, grâce aux réactions de leurs prétendus concitoyens, pourquoi sont tous des dictatures les pays d’origine de leurs colons ennemis des lois. « Rentrez chez vous », sont-ils tentés de leur crier, eux qui s’entendent répéter d’heure en heure des objurgations à rester chez eux.