Un professeur d’histoire dont l’enseignement n’a pas plu à l’occupant est tellement égorgé en plein jour et en pleine rue qu’il est laissé décapité. M. le président de la République condamne naturellement cet acte barbare. Faisant allusion sans doute à la haine, au terrorisme, à l’islamisme, à l’intégrisme, on ne sait, il s’écrie : « Ils ne passeront pas ! ». Mais les cinquante millions de Français savent bien que les envahisseurs sont passés depuis longtemps, qu’ils sont devenus les occupants, qu’ils sont à Bayonne, qu’ils sont à Tourcoing, qu’ils sont dans les rues, dans les maisons, dans les écoles et les universités, dans les hôpitaux, dans les assemblées, dans les ministères, dans les rédactions et même qu’ils sont “français”, puisque qu’ainsi l’ont voulu les champions du génocide par substitution, dont le chef de l’État est par définition le chef, en sa qualité de Directeur-France de la davocratie remplaciste et génocidaire globale.

« Ils ne passeront pas ! » relève à ce titre, et de façon éclatante, du négationnisme de masse, puisque cette formule présente comme une virtualité future, qu’il convient d’éviter, une réalité passée rigoureusement accomplie, dont les indigènes français colonisés éprouvent tous les jours les abominables conséquences. Invoquer le terrorisme et la haine sans invoquer l’occupant dont ils sont l’expression naturelle et le moyen de conquête est aussi hypocrite et vain que l’eût été, sous la précédente Occupation, la courte, de déplorer les excès de la Gestapo ou des SS sans mettre en cause la présence allemande et nazie. Cela n’a aucune espèce de sens. Mais le négationnisme de masse ne s’embarrasse pas de pareilles évidences. C’est l’ensemble de la réalité qu’il nie et dénie, et qui d’ailleurs le lui rend bien, avec un humour insolent et sinistre. Le prouve assez le déferlement dans les rues de Paris, aussitôt après le pathétique « Ils ne passeront pas ! » présidentiel, de hordes d’envahisseurs nouveaux réclamant leurs titres d’occupants. Ceux-là sont naturellement dispensés des contraintes prophylactiques pesant sur la population indigène. C’est la fameuse “préférence occupante” : ils ont beau être sans papiers, ils en bénéficient déjà.