Il y a trois jours, alors que toute la France ne retentissait que des drames de Trèbes et de Carcassonne, et de l’héroïsme du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame face au meurtrier Radouane Lakdim, une très vieille dame de confession juive, Mme Mireille Knoll, était assassinée chez elle par un ou deux jeunes voisins, dans des circonstances qui rappellent le meurtre, l’année dernière, de Mme Sarah Halimi.

Tous les jours la Seconde Occupation, plus insinuante et plus longue que la Première, confirme néanmoins ses ressemblances croissantes avec elle. Et l’une des plus frappantes parmi ses ressemblances c’est que les juifs, dans un cas comme dans l’autre, sont les premières victimes, et les plus menacées. L’idéologie antiraciste, née en réaction combien légitime aux camps de la mort, et tirant toute sa légitimité du “plus jamais ça” qu’ils inspiraient, a construit une société où de nouveau les juifs, plus que tous autres, sont en danger. Les deux Collaborations, de même, se ressemblent étroitement. Mais celle d’aujourd’hui est plus coupable encore que celle d’hier, car son rôle est plus actif : l’occupation actuelle, elle ne se contente pas de la subir et de l’accompagner, comme la dernière fois, elle l’organise, sous les espèces du changement de peuple et de civilisation, le Grand Remplacement. Et dans le même temps qu’elle l’organise elle la nie, elle essaie de la cacher, en s’obstinant à en traiter les plus visibles méfaits comme de fâcheux cas isolés, que suffirait à éviter une meilleure surveillance des ridicules “Fichés S”.

Il n’y a pas de “Fichés S”. Il n’y a pas de terroristes. Il n’y a pas d’assassins déséquilibrés. C’est là une lecture totalement obnubilée et trompeuse de la tragédie en cours, autrement plus vaste. Il y a un pays et un continent livrés, un changement de peuple et de civilisation, un génocide par substitution, secoué de plus en plus souvent par des crises d’impatience.


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