L’artificialisation est un autre nom pour le remplacisme global. L’artificialisation des sols est un des pires méfaits des industries de l’homme, qui tendent aussi, bien sûr, à l’industrialisation de l’espace, à sa commercialisation à outrance, à sa dévastation : autant des processus d’instauration du bidonville global, du bidon-monde. La gestion managériale du parc humain veut la croissance démographique, en laquelle elle voit la condition de la croissance des profits ; et elle ne peut l’obtenir qu’à travers le changement de peuple, les peuples remplaçants assurant mieux que le peuple indigène remplacé l’augmentation de la population, qui rend vaines toutes les politiques écologiques et qui condamne tous les sols au ciment et au béton, au détriment principal et constant des sols agricoles.

Le CNRE soutient sans réserve tous les opposants à l’installation d’une énorme gare inutile et d’une nouvelle zone d’activité dans le triangle de Gonesse, au nord de Paris. Ces adversaires de l’éradication des terres agricoles croyaient avoir remporté une grande victoire, en 2019, avec l’abandon, par le chef de l’État, de l’aberrant projet d’un Europa City. C’était bien mal connaître le président de la République, représentant désigné parmi nous de la davocratie remplaciste, et qui ne recule ici que pour mieux sauter-là. Le contre-projet n’artificialise pas moins que le projet écarté : il faut s’y opposer avec la même rigueur.