Twitter a décidé d’empêcher de s’exprimer le président en exercice de la première puissance du monde. Peu importe ce que l’on pense de Donald Trump, là n’est pas, en l’occurrence, la question. Le geste du réseau social international est d’une importance historique majeure. Un peu comme l’installation par Davos d’Emmanuel Macron à l’Élysée, et la subséquente neutralisation de toutes les structures traditionnelles du système politique en France — les grands partis brisés, les grandes personnalités renvoyées à l’obscurité, l’Assemblée nationale peuplée de zombies, les pouvoir locaux asséchés par la coupure des ressources, etc… —, la décision de Jack Dorsey est un moment décisif, de tout autre dimension et de beaucoup plus grande concentration, du remplacement des États par les firmes, dans la gestion du parc humain. Les gafas, les multinationales, la communication, prennent officiellement le pas sur les pouvoirs élus. La davocratie se substitue à la démocratie. On s’inquiétait du pouvoir des institutions : celui des entreprises, et l’administration du monde comme une entreprise, pourraient bien se révéler plus effrayants encore. Déjà des centaines de milliers de comptes sont fermés arbitrairement, au moindre soupçon de résistance au génocide à l’homme. Demain toute opposition au remplacisme global deviendra impossible.

Il faut montrer aux géants de l’économie qu’ils ne peuvent pas encore faire tout à fait ce qu’ils veulent. Il faut montrer aux géants de la communication qu’ils ne sont pas seuls à avoir quelque chose à dire ; qu’ils ne sont pas maîtres d’empêcher de dire, et de voir ; que leur négationnisme n’a pas encore vaincu. Il faut montrer à Davos que le règne de la Matière Humaine Indifférenciée n’est pas encore tout à fait advenu. Il faut montrer à Twitter que le monde ne lui appartient pas, à lui ni à ses pareils. C’est pourquoi le Conseil National de la Résistance Européenne s’associe sans réserve aux propositions de boycott du réseau social, le 20 janvier 2021. L’argent est la seule langue que comprennent ces puissances. Frappons-les là où nous avons la meilleure chance de les atteindre, et d’enrayer leurs machineries. Ne fréquentez pas le réseau Twitter le 20 janvier.