Voici que M. Alain Finkielkraut, de l’Académie française, est accusé d’avoir dit : « Violez, violez, violez. Voilà, je dis aux hommes : Violez les femmes. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs. Tous les soirs : elle en a marre ». Et en effet, il l’a dit. Il l’a dit au cours d’un débat sur la liberté d’expression, pour caricaturer les propos accusatoires de son adversaire, selon un procédé rhétorique bien connu des amis des Lettres ; et après qu’une autre adversaire, une dame Maboula Soumahoro, “universitaire franc-ivoirienne” nous dit-on, avait déclaré en parlant de la France, mais elle sans la moindre ironie, au cours de la même émission décidément très mouvementée : « Je n’ai aucune gratitude à exprimer à ce pays qui est le mien et que j’ai le droit de traiter comme je veux. (…) Votre monde se termine ! Vous pourrez paniquer tant que vous voudrez, c’est terminé ! ».

Quoi qu’il en soit, pour faire scandale, ce ne sont nullement les propos ouvertement colonialistes et grand remplacistes de Mme Soumahoro, tranquille apologie du viol d’une nation. Ce sont les mots sarcastiques et narquois du philosophe académicien. Ce qui prouve au moins un chose : pour finir d’écraser la liberté d’expression dans notre pays, il n’y a plus seulement la Presse et la liberté de la Presse, les journalistes, les juges, la canaille, la racaille et les diverses milices d’intervention du remplacisme global et des industries de l’homme, antifas ou black blocs. Il y a aussi et peut-être surtout la terrible Brigade du Premier Degré, la Grande Déculturation, l’effondrement syntaxique, la récusation du sentiment littéraire du monde, l’écroulement vertigineux du QI global, la bêtise au front de taureau…