L’Aquarius a repris la mer. Aussitôt il a sauvé des migrants du naufrage, et de nouveau il cherche un port pour les faire débarquer. Cette routine fastidieuse prouve au moins une chose, dont on se doutait depuis longtemps : les naufrages n’ont rien d’accidents. Ils sont un moyen de transport comme un autre. Entre les passeurs et les organisations de sauvetage il n’y a qu’une seule différence : le côté de la mer où ils se trouvent. Les uns livrent la marchandise humaine pour leur compte, les autres la réceptionnent pour leurs maîtres. Toute cette mise en scène tragique et ridicule n’est qu’un moyen pour le transvasement d’un continent sur un autre : autrement dit la submersion ethnique, le changement de peuple et de civilisation, le génocide par substitution — crime contre l’humanité par excellence du XXIe siècle, et plus massive de toutes les manipulations génétiques.

Pourtant les peuples se réveillent, dirait-on. Instruits par l’expérience quotidienne de l’horreur ils sont de moins en moins sensibles aux arguments économiques ou politiques qu’avance en faveur de leur fusion multiculturelle la davocratie remplaciste, cette gestion du parc humain par Davos en faveur des industries de l’homme, de l’homme industriel, de l’homme remplaçable, de la Matière Humaine Indifférenciée. Par un beau paradoxe les promoteurs de la MHI, ces criminels, n’ont plus pour moyen de convaincre la masse de leurs victimes que l’appel à son humanité, à son “bon cœur”, à son humanisme, à son humanitarisme. Ils baptisent crise humanitaire leurs petits problèmes de logistique, ils nomment éthique leur comptabilité de naufrageurs. À les en croire ce serait une honte que de dire “non, débarquer ne va pas être possible”, au flot incessant des réfugiés de rien ; et dans le même temps ils organisent d’un cœur léger la destruction d’une grande civilisation, l’effacement et la soumission de trente peuples, la conversion des plus belles villes du monde en bidonvilles hébétés, hyperviolents, pourris de crasse, de peur et d’épidémies. Voilà ce qu’est leur prétendue morale : une sensiblerie de couverture, pour l’instauration du chaos.


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