Pas un jour ne se passe sans que le colonisateur, par le truchement de ses troupes d’occupation (qu’il semble à peu près convenu d’appeler désormais “la racaille”, par euphémisme), fasse couler le sang indigène ou assimilé. C’est après tant d’autres, mais plus que les précédents car l’occupant n’a pu cette fois prendre ses coutumières vacances dans ses pays, l’été des Longs Couteaux : égorgements quasi-quotidiens, viols, agressions de toute sorte, harcèlement haineux par les troupes indigènes de maintien de l’ordre, nocence généralisée — cet “instrument du Grand Remplacement” (et d’abord du nettoyage ethnique, de la conquête du territoire).

À Palavas-les-Flots, qui connaît un été particulièrement agité même à l’échelle désormais coutumière de la Seconde Occupation, les commerçants s’organisent et se révoltent. Le Conseil National de la Résistance Européenne aurait peut-être préféré que le signal de la rébellion ne vînt pas des boutiquiers furieux de voir leur négoce ruiné par les violences continuelles et la délinquance. Mais leur révolte est aussi légitime qu’une autre ; et il s’y associe d’enthousiasme, dans l’espoir qu’elle servira d’exemple et d’étincelle, pour nos compatriotes soigneusement hébétés.