Quelques jours après l’empêchement infligé à Mme Sylviane Agacinski (accessoirement épouse d’un ancien Premier ministre socialiste) de prendre la parole à l’université de Bordeaux, c’est M. François Hollande, ancien président (socialiste) de la République, qui se voit interdire de s’exprimer dans un site universitaire de Roubaix, en pleine France remplacée. Le monstre froid du remplacisme global commence à dévorer ses propres enfants, comme le géant de Goya. Le bidonville universel, qui en est la traduction spatiale inévitable, révèle un à un tous ses aspects, dont le moindre n’est pas la violence permanente, la nocence de tous les instants, les milices d’ultra-gauche au service conscient ou inconscient de la davocratie planétaire pour assurer le règne de la brutalité et de la force, contre la liberté d’expression.

L’École est un champ de ruines qui ne produit plus que des indigènes gavés de haine de soi et des occupants survitaminés à la haine de l’autre, ivres de leur facile conquête. L’hôpital, en voie de décomposition rapide, inspire plus la crainte du chaos et du vivre ensemble forcé que la peur de la maladie ou l’espoir de la guérison. L’armée est le reflet fidèle de la partition de la nation entre des peuples divers, dont les nouveaux détestent très ouvertement l’ancien, avec la bénédiction du régime davocratique. Quant aux transports en commun, ils consacrent l’accession de la France au tiers-monde, tandis que les routes et chaussées s’entrouvrent d’elles-mêmes, une à une.

La liberté de la presse, pour sa part, n’est plus rien d’autre que la liberté, pour la presse, de presser sur la vérité pour qu’elle ne sorte pas de ses gouffres. Mais le négationnisme d’État a beau faire, son masque craque de partout, lui aussi. Non seulement s’impose à tout l’évidence du Grand Remplacement mais celle aussi du remplacisme global, des industries de l’homme, qui font de leur propre chienlit un objet de cynique consommation (et réciproquement).