Le ministre de l’Éducation nationale, M. Jean-Michel Blanquer, tant prisé par les milieux conservateurs, entend développer fortement l’enseignement de l’arabe à l’école. L’explication qui nous est fournie est que les jeunes musulmans et immigrés ou descendants d’immigrés d’origine maghrébine, quand ils veulent apprendre la langue de leur ancêtres, leur idiome naturel, en somme, sont obligés d’avoir recours aux mosquées et aux écoles coraniques, ce qui favorise leur endoctrinement islamique — l’enseignement de l’arabe à l’école, nous dit-on, permettrait de conserver à cette discipline, ou de lui instiller, un caractère laïque et républicain. C’est noyer une bibliothèque pour éteindre un incendie. On ne républicanise pas l’arabe, on arabise la République.

Faut-il rappeler que les couches antérieures d’immigration n’ont pas ressenti le besoin, ni exprimé le désir, de voir prospérer en France leur langue d’origine ? Elles n’étaient, il est vrai, ni de même nature ni de même quantité. Elles n’avaient pas de visée conquérante.

Un précédent historique plus rigoureux renverrait à la Première Occupation. Qu’en eût-il été d’un ministre de l’Éducation nationale qui aurait voulu développer l’enseignement de l’allemand en 1943 ? Quels que soient les mérites et les grandeurs objectives de cette langue, les connotations de trahison et d’hypercollaboration, dans le contexte de l’époque, auraient frappé tous les esprits. Mais la première collaboration n’est pas allée, elle, aussi loin.

Le peuple français est livré et trahi. Sa patrie lui est volée sous ses yeux, et sous le regard du monde incrédule, dans une succession ininterrompue de camouflets et d’humiliations. Profanation suprême, le spectacle du rappeur Médine au Bataclan, dans le sang des massacrés, est l’archi-symbole de ce coup d’épée dans le dos, ou plutôt de sabre du djihad entre les épaules, pour ne pas dire de cet égorgement. Révoltez-vous enfin. Refusez la mise à mort d’un peuple et d’une civilisation, les vôtres. Soyez tous place de la République le 19 octobre, côté Bataclan, avec le Conseil National de la Résistance Européenne, pour dire non à la poursuite de ces infamies.


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