Le chaos se répand dans tout l’hémisphère nord-occidental. Le malheur qu’il apporte est énorme, mais on lui doit aussi un afflux de clarté. Les vieux mots et les vieilles illusions volent en éclats comme les vitrines des magasins pillés. Le confit qu’on voit poindre est un conflit de races, et seul l’éviterait une soumission de race que beaucoup, dans la folie suicidaire et la névrose de l’Occident, sont d’ailleurs impatients de manifester.

Un délinquant noir maintes fois condamné a été victime, à Minneapolis, de l’attitude criminelle d’un policier blanc. Il n’y a pas d’excuses à ce forfait, loin d’être seul de son espèce. Il s’y trouve en revanche une explication, et qui vaut aussi bien pour l’Europe que pour l’Amérique : à savoir le taux de délinquance et de nocence très supérieur de certaine “communautés“, comme on dit ridiculement, par rapport à d’autres. Non seulement les délinquants parmi les premières, par leur nombre, s’exposent plus que les délinquants parmi les secondes à des rencontres qui courent toujours, hélas, le risque d’être violentes avec les forces de l’ordre ; mais il y exposent plus, double injustice dont il sont les premiers responsables, leurs semblables et leur pairs innocents.

Il est d’usage d’incriminer les inégalités sociales, en ces domaines. Mais les inégalités sociales s’expliquent bien plus par les comportements traditionnels des différentes races que ceux-ci ne s’expliquent pas les inégalités sociales : le montre assez la pérennité des situations à travers les âges, malgré les énormes transferts assurés. De toute façons ce sont les conquérants qui se sentent désormais assez forts pour poser les problèmes en termes de races. Grand bien leur fasse. Plus vite les colonisés s’aviseront-ils que le nouvel antiracisme, qui n’a plus rien à voir avec l’ancien, les mène tout droit au génocide par substitution, plus vite admettront-ils ce qui est pour eux impossible à admettre, à savoir que peut seul les sauver un nouveau racisme, qui n’ait plus rien à voir avec le premier mais soit reconnaissance de l’existence des races, amour pour elles et désir de leurs heureuses préservation dans leurs aires naturelles respectives. Voilà ce que montre le chaos, avec sa belle franchise, qui est à peu près exclusivement, reconnaissons-le, celle de l’occupant.