La caravane de migrants “hispaniques”, c’est-à-dire essentiellement indiens — ce qu’on appelait jadis, bizarrement, la race “rouge” —, qui se dirige à travers le Mexique vers les États-Unis, marque un moment décisif de l’histoire de l’humanité. À travers elle, et selon l’accueil que lui réserve Donald Trump, ce sont deux conceptions du monde qui s’affrontent. Si l’on s’en remet à ce qui meut ces marcheurs, il n’y a plus de nations, plus d’États, plus de frontières qui tiennent : les pays les mieux administrés, les plus libres, les plus généreux en aides publiques, sont à la disposition des pays qui le sont le moins bien, des plus tyranniquement gouvernés, des plus cyniquement exploités par leurs propres gouvernements. Les nations qui ont bâti des civilisations prospères, et qui ont ordonnancé à cette fin leur histoire, sont un droit pour celles qui ne se sont pas donné cette peine, celles qui n’ont pas eu la volonté, ou l’intelligence, ou le courage, ou la patience de forger leur propre destin.

Au loisir de changer de peuple, pour les gouvernements, se superpose à présent le loisir de changer de pays, pour les peuples. Les deux sont orchestrés par la davocratie globale, la gestion financière du monde et l’administration industrielle de l’homme par Davos, qui, là où jadis on eût vu naïvement cinq races, les Blancs, les Noirs, les Jaunes, les Rouges et les davocrates, ne veut plus en distinguer que deux, les davocrates et les autres.

Les Blancs sont les plus directement menacés, par l’alliance implicite et provisoire entre la davocratie et le reste du monde. Celui-ci les voit comme une page blanche, un blanc de la carte, une absence, un creux, dont on peut désormais disposer comme on veut et dont il est loisible d’envahir et d’occuper les continents traditionnels, l’Europe et l’Amérique du Nord. Le Grand Remplacement est un génocide par substitution. Un premier génocide (celui des juifs) a tant embarrassé la langue et la pensée, en Occident, qu’elles n’offrent plus aucune défense contre un second (celui des Blancs) — c’est “La Seconde Carrière d’Adolf Hitler”.


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