À l’heure où il n’est question partout que de l’inquiétante montée de l’“islamophobie”, à Chanteloup-les-Vignes un centre culturel consacré aux arts de la scène et au cirque a été incendié et détruit, comme la veille une école à Béziers. À Chanteloup tout s’est déroulé rituellement, si l’on peut dire, selon la liturgie désormais bien établie du vivre ensemble : des “jeunes”, toujours des “jeunes”, les inévitables “jeunes” de ce genre de récits hautement codés, déclenchent des feux de poubelles, sur quoi arrivée de la police, guet-apens, classiques tirs de mortier, incendie — la routine de la vie quotidienne en France et en Europe au temps du Grand Remplacement.

Là où les choses se corsent, c’est que L’Arche, animé par la Compagnie des Contraires, est directement visée et détruite. À L’Arche, on pratiquait (sur un mode interactif, est-il besoin de le préciser ?) le théâtre de prévention, qui crée du lien social. C’est ainsi le cœur même des politiques culturelles mises en œuvre depuis des décennies qui est touché. Droite et gauche confondues, on nous explique depuis Jack Lang que la culture répand la paix, qu’elle est la condition du vivre-ensemble, etc. La nuit de Chanteloup est la démonstration implacable de l’inanité de ces thèses. Il n’y a pas de “culture” en temps de génocide par substitution, encore moins de culture partagée. Il n’y a que du mensonge, de l’illusion, du négationnisme d’État et de média, acharnés à nier la seule réalité qui s’obstine sourdement malgré les efforts permanents pour l’étouffer : le changement de peuple et de civilisation, la conquête, la colonisation, l’islamisation, l’africanisation, un peuple hébété livré sans défense à des populations de remplacement de plus en plus nocentes et haineuses. C’est le déni de réalité qui brûle et qui tue. Indissolublement mêlés, simultanés, concordants dans leurs desseins, négationnisme et éradication sont cette fois un seul et même crime.