Le Conseil National de la Résistance Européenne, lors de sa deuxième convention de Plieux les 28 et 29 septembre 2019, a décidé, sur la proposition de Karim Ouchikh adoptée à l’unanimité, d’élargir ses objectifs statutaires.

Jusqu’à présent, dans son souci constant de réunir aussi largement que possible tous les différents groupes, associations, mouvements et personnalités indépendantes qui s’opposent d’une manière ou d’une autre à la colonisation de notre pays, il avait décidé de limiter ses ambitions au combat contre le Grand Remplacement et pour la remigration. Il s’avise aujourd’hui que cette concentration sur un thème unique, et que bien entendu il ne renie en rien, bien au contraire— à savoir l’“immigration”, ou ce que les journalistes et la caste politique de collaboration nomment encore très anachroniquement de la sorte — est insuffisante. Le Grand Remplacement, si colossal et indéniable soit-il, n’est pas séparable, même conceptuellement, d’un phénomène encore bien plus large que lui, le remplacisme global : le remplacement systématique de tout, des peuples, des cultures, des civilisations, des objets, des matériaux, des conditions de vie, de la nature même, par son double simplifié, normalisé, standardisé, aménagé, plastifié, artificialisé, désoriginé, touristisé, prolétarisé, bidonvillisé, “low-cost”.

Le remplacement est le geste central de toutes les sociétés post-industrielles. Le remplacisme qui l’impose est, face à l’islam et parfois l’englobant, le totalitarisme majeur à l’œuvre en Occident et ailleurs. Il produit le réensauvagement du monde, tel qu’on peut l’observer dans les écoles, les hôpitaux, les commissariats, les prisons, les “quartiers”. On compte parmi ses effets non seulement les changements de peuple et de civilisation mais l’artificialisation précipitée des sols, la destruction des paysages, l’instauration du bidonville universel, l’avénement de la sous-culture, l’industrialisation de la culture, celle de l’agriculture et, finalement, celle de l’homme — P.M.A, G.P.A., G.P.S. etc. Le CNRE ne s’interdira pas d’intervenir dans tous ces domaines, désormais : tous ceux où se trouvent mis en cause, comme dans les univers concentrationnaires du siècle dernier (que le remplacisme prolonge), le caractère irremplaçable de l’homme.