Le ministre de l’Intérieur tout juste démissionnaire, M. Gérard Collomb, estime dans un entretien accordé à Valeurs actuelles qu’en France « les gens ne veulent pas vivre ensemble », que « la part de l’immigration est énorme » dans les troubles à l’ordre public, que « la situation pourrait devenir irréversible » et qu’« on a cinq, six ans pour éviter le pire ». On s’avise alors que l’homme le mieux informé de France, de par ses fonctions, dit exactement la même chose — à l’exception des délais indiqués, bien optimistes — que le Conseil National de la Résistance Européenne ; et que, en somme, il suffit de n’être plus ministre, et de ne pas aspirer à l’être, pour peindre la situation telle qu’elle est.

C’est le pouvoir et sa proximité qui rendent esclave du mensonge remplaciste, et de la meurtrière illusion du vivre-ensemble. Ceux qui n’ont rien à perdre savent parfaitement à quoi s’en tenir.

Cependant le pays gronde, la racaille tient la rue, les purges policières changent de sens, le chef de l’État disparaît dans un luxueux Baden-Baden au petit pied qui précède au lieu de suivre un mai 68 en novembre. Les sans-dents à gilet jaune se proposent de tenir les routes, tout craque de partout : on entend la Vérité monter du fond de son puits. D’aucuns regretteront qu’elle arrive en surface barbouillée de gasoil, mais si c’est le prix qu’il faut payer pour la voir nue, ceux-là se feront une raison. Puisse son apparition causer assez d’ébranlement pour que la libération se profile, pour que la décolonisation s’ébauche et pour que la Remigration commence à s’ébrouer doucement.


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