Immigration, invasion, colonisation, génocide par substitution, remigration

Communiqué n° 83 du mardi 17 septembre 2019

Emmanuel Macron, comme chaque fois qu’il veut à la fois enterrer une question embarrassante et racler un nouveau fonds de suffrages, annonce un grand débat sur l’“immigration”. Mais rien que de parler d’“immigration”, c’est déjà occulter la réalité de ce qui survient, la nier, se livrer au plus actif des négationnismes contemporains : la négation du Grand Remplacement.

“Immigration”, c’est le nom de ce qu’ont connu la France et une partie de l’Europe entre la fin du XIXe siècle et le dernier quart du XXe. Il y’a bien longtemps que ce stade est dépassé, et le présent n’a plus rien à voir avec cela. Parler d’“immigration” aujourd’hui, c’est comme parler de TSF, de minitel ou d’envoyer un pneumatique. Ce que nous connaissons, ce que nous subissons, ce qui nous efface et qui nous tue, c’est le déferlement migratoire, la submersion ethnique, l’invasion, le transvasement précipité d’un continent dans un autre, la colonisation, l’occupation, le changement de peuple et de civilisation, le génocide par substitution. Ce n’est pas de l’“immigration” qu’il faut débattre aujourd’hui, c’est de la remigration. Et il ne faut pas seulement en débattre, il faut la mettre en pratique de toute urgence.


La condamnation horriblement lourde des Identitaires du col de l’Échelle est une infamie

Communiqué n° 82 du jeudi 29 août 2019

La condamnation horriblement lourde des Identitaires du col de l’Échelle est une infamie, surtout au regard des indulgences inouïes dont bénéficient en toute occasion, de la part du pouvoir remplaciste et de ses juges, la collaboration et l’Occupant, pour qui ce ne semble être jamais que relaxes ou sursis. La preuve en est faite une fois de plus : notre société est la première dans l’histoire de l’humanité à accabler sans pitié ceux qui veulent la défendre en conformité avec ses lois, et à se montrer toute mansuétude pour ceux qui travaillent à sa perte, quand ceux-ci ne sont pas, en plus, comblés d’honneurs et de prébendes. La davocratie macro-remplaciste est prête à tout tolérer sauf une chose : la moindre opposition au seul objectif qui compte vraiment pour elle, à savoir le parachèvement du changement de peuple et de civilisation, la substitution ethnique, le génocide à l’homme, la mise en place du bidonville global, la bonne marche des usines à Matière Humaine Indifférenciée.

Le Conseil National de la Résistance Européenne assure les jeunes Identitaires victimes de la férocité remplaciste de son entière solidarité, de sa sympathie, de son amitié et de son admiration.


Génocide par répartition

Communiqué n° 81 du vendredi 23 août 2019

La France va recevoir cent cinquante des migrants de l’Ocean Viking. Le mouvement ne se ralentit jamais. Les usines à Matière Humaine Indifférenciée exigent leur contingent régulier de chair et d’os, pour les broyer et mélanger avec le stock dont elles disposent déjà. Après le génocide au gaz, le génocide par balles, le génocide à la machette, se poursuit inexorablement la génocide à l’homme, à la masse humaine, avec son lot de déportations continues, sinistrement et cyniquement maquillées en “sauvetage des réfugiés”, pour abuser les peuples hébétés.

Les prétendus réfugiés sont des malheureux que le totalitarisme remplaciste a lui-même précipités à travers les sables et à travers les flots en faisant miroiter devant eux l’espoir d’une vie meilleure, de plus en plus improbable pourtant au sein du bidonville global. Il les attire en Libye, où bien entendu ils sont accueillis comme des chiens. Ils s’en échappent comme ils peuvent, quand ils le peuvent, et cette fuite leur vaut certificat de “réfugiés” — réfugiés de la Libye qu’ils n’ont fait que traverser. Jetés sur les mers, la majorité d’entre eux échappent à la noyade, heureusement, ce qui leur permet d’acquérir, entre autres titres à la commisération universelle, celui de “naufragés”, ou de “rescapés”. Même dans ces conditions, pourtant, l’Italie n’est pas très enthousiaste pour les recevoir, ces temps-ci. La solution à ce problème est toute trouvée : il suffit de les “répartir”.

Faut-il le rappeler, on ne répartit pas une invasion, on la refoule. Ceux qui veulent la répartir sont ceux-là même qui l’ont provoquée : de même que les sauveteurs sont les naufrageurs, à toute fin utile, et que les belles âmes du comité d’accueil sont les ingénieurs de la noria perpétuelle. Le Grand Remplacement n’est pas une théorie, c’est le nom d’un crime. Et dans les crimes ne se répartissent que les rôles, les torts, et le butin.


El Paso, Christchurch et le Grand Remplacement

Communiqué n° 80 du mercredi 7 août 2019

À l’occasion de l’horrible massacre de masse qui vient d’ensanglanter El Paso, au Texas, la presse internationale se déchaîne avec une haine furieuse contre ce quelle appelle la “théorie” du Grand Remplacement, qui aurait inspiré le criminel, et celui de Christchurch avant lui. Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de “théorie” du Grand Remplacement. Comme la Grande Peste, la Grande Guerre ou la Grande Dépression, le Grand Remplacement est un nom pour le phénomène majeur d’une époque : en l’occurrence le changement de peuples et de civilisation, la submersion ethnique, le génocide par substitution, ce crime contre l’humanité par excellence du XXIe siècle.

Ce nom, “Grand Remplacement”, est aujourd’hui universellement accepté et répandu pour désigner — qu’on en soit adversaire ou partisan, victime ou bénéficiaire — la colossale substitution ethnique et civilisationnelle en cours, qui intéresse trois continents, même si l’Europe en est le champ capital et le principal creuset. “Grand Remplacement” est devenu un nom commun, titre d’articles et de brochures, objet de toutes les conversations des remplaçants, des remplacés et des remplacistes. La presse du remplacisme global, celle qui promeut incessamment les changements de peuple, le métissage universel et les industries de la Matière Humaine Indifférenciée, montre d’ailleurs à cette occasion son peu de professionnalisme et sa mauvaise foi, quand elle incrimine Renaud Camus et son ouvrage de ce titre : il suffit d’une minute d’examen, en effet, pour constater que le tueur d’El Paso ne fait nullement référence à eux, qu’il ignore sans doute, mais au tueur de Christchurch et à son manifeste du même titre, The Great Replacement, qui pareillement ne mentionne ni ne cite l’écrivain français ou son livre, d’ailleurs non traduit en anglais.

Les crimes mêmes de ces meurtriers suffiraient à établir, au demeurant, qu’ils ne se réclament pas de Renaud Camus et de ses ouvrages, dont le concept central est celui d’“in-nocence”, de non-nuisance, de non-violence. Ce sont plutôt les massacres du colonisateur et de l’occupant en Europe qu’ils imitent et reproduisent criminellement, leur donnant une imbécile réplique. Et il est bien curieux à cet égard que les mêmes journalistes si prompts à dénoncer l’amalgame quand il consiste à suggérer timidement un lien entre les tueries islamistes et le Coran, qui les recommande et les ordonne, y procèdent d’un cœur léger quand il s’agit de faire la liaison entre des carnages antiremplacistes et une œuvre qui les maudit par avance en cent lieux. Ce n’est pas “Le Grand Remplacement”, le livre, qui appelle à la violence et au sang versé. C’est le grand remplacement, la chose, l’horrible chose, le vivre ensemble forcé, la cohabitation obligée des cultures et des peuples, la kommunalka étendue à l’échelle de continents entiers, le bidonville global hébété, qui instaure partout le réensaugement de l’espèce, la décivilisation, la misère, l’abrutissement sanguinaire, les viols, les meurtres, la brutalité permanente des rapports sociaux, la méfiance généralisée, la guerre de tous contre tous.


Répartition ou Grand Rapatriement ?

Communiqué n° 79 du jeudi 1er août 2019

Le ministre de l’Intérieur et homme fort du gouvernement italien, Matteo Salvini, se targue d’un nouveau succès diplomatique parce qu’une des plus récentes vagues de migrants, s’étant présentée devant les ports italiens et ayant reçu l’autorisation de débarquer, sera finalement répartie entre divers pays européens, dont la France, naturellement. On est là au cœur d’une ambiguïté qui oblige les résistants européens au changement de peuple à se défier même de certains de leurs alliés potentiels. Étalement continental de l’invasion ou refus pur et simple de son accomplissement ? Répartition de la submersion migratoire ou Grand Rapatriement de migrants et migrés ?

Il y a beau temps que la fiction des “réfugiés” n’abuse plus personne. Le déversement massif de la population de l’Afrique sur celle de l’Europe n’a aucun rapport de proportion avec l’antique gestion d’un quelconque “droit d’asile”. Le génocide par substition des Européens n’est pas une action humanitaire. La destruction de leur civilisation, la translation de la maîtrise de leur territoire à d’autres maîtres ou d’autres esclaves, l’instauration précipitée du bidonville global à l’enseigne sanglante et pouilleuse du vivre ensemble, rien de tout cela ne saurait être accepté au seul motif que ces horreurs seraient également réparties entre toutes les nations victimes de l’invasion. On ne répartit pas un envahisseur, on le refoule. On ne dissémine par un occupant, on l’invite ou le force à rentrer chez lui. Face au Grand Remplacement, ce n’est pas d’une juste répartition des migrants et des émigrés qu’à besoin l’Europe, c’est de leur Grand Rapatriement.


Qu’il n’y a pas et qu’il ne saurait y avoir d’écologie macro-remplaciste

Communiqué n° 78 du mercredi 17 juillet 2019

La ridicule affaire Rugy, et le remplacement en catastrophe du ministre d’État chargé de la transition écologique par Mme le ministre des Transports (qui, elle, vient de remplacer un train régulier de primeurs par trois mille poids lourds… ), illustrent à merveille la dérision de toute prétention à une “politique” “écologique”, de la part d’un gouvernement macronien.

Il y a d’abord qu’en régime davocratique il n’y a pas de “politique”, mais seulement de la gestion, du management du parc humain dans les intérêts des commissionnaires davocrates. Et comment un comité de gestion chargé d’assurer et d’accélérer sans relâche — par l’immigration de masse et par le métissage incessamment suggéré, presque imposé — la production industrielle de la Matière Humaine Indifférenciée (MHI) et la fin de la biodiversité humaine, comment un tel conseil d’administration du Grand Remplacement pourrait il se livrer à la moindre action sérieuse en faveur de l’écologie ? Son objectif est au contraire d’augmenter tant qu’il le pourra le nombre des consommateurs, donc la croissance démographique, qu’il estime à tort ou à raison être le principal facteur de la croissance tout court (étant bien entendu qu’il ne s’agit que de la croissance des profits). Il y a radicale contradiction dans les termes. Espérer de telles forces une quelconque action sérieuse en faveur de la planète et contre le réchauffement climatique, c’est à peu près comme si l’on avait attendu des nazis des efforts conséquents pour la préservation de la culture et de l’identité juives. Le meilleur résultat à escompter, en de pareilles conditions, c’est une sorte de Theresienstadt gretathunbergien, un leurre, un village Potemkine, une nouvelle manifestation du règne du faux, du faussel, du réel de substitution.

Le porte-parole du gouvernement, Mme Sibeth Ndiaye, dont chaque apparition ou propos semble calculé avec soin pour mieux humilier et démoraliser le peuple indigène, assure que la plupart des Français ne mangent pas du homard, comme le ministre d’État sortant, mais du kebab. C’est clairement désigner deux des principaux protagonistes du Grand Remplacement : les profiteurs remplacistes, symbolisés par le homard, et les récipiendaires remplaçants, qui ont pour emblème le kebab. C’est aussi omettre, non moins significativement, le troisième acteur de ce drame, l’objet du génocide par substitution, par disparition, par évaporation progressive : à savoir le peuple indigène, les remplacés, qui, eux, pourraient être figurés par une poule au pot, en mettant les choses au mieux, par un sandwich au jambon, ou bien, hélas, par un plat de nouilles, sans beurre.


L’Algérie aux Champs-Élysées, l’Afrique noire au Panthéon

Communiqué n° 77 du vendredi 12 juillet 2019

Les Champs-Élysées et le France connaissent encore une soirée et une nuit de désordre, de vandalisme et de pillage parce que l’équipe d’Algérie de football a gagné un match de la coupe d’Afrique. Il s’agit de célébrer la victoire, nous dit-on. Que serait-ce si l’équipe d’Algérie avait perdu ?

Le lendemain c’est le Panthéon qui est occupé par des “Gilets noirs”, un collectif de clandestins africains.

Une bonne part des supporters de l’équipe d’Algérie sont censés être français, bien qu’ils remplacent volontiers le drapeau français par celui de leur pays d’origine, leur vraie patrie. Français, citoyens, migrants, réfugiés, vivre-ensemble, tous les mots sont menteurs et ne cachent absolument plus la seule réalité vraie, le Grand Remplacement, le changement de peuple et de civilisation, la colonisation, l’occupation étrangère, la France livrée, le génocide par substitution. Il y a deux droits, un pour les indigènes qui ont toujours tort quoiqu’ils fassent ou disent, un pour l’Occupant, qui peut faire à peu près ce qu’il veut. Il serait vain d’en appeler au gouvernement : non seulement il ne protège en rien ce qui reste de notre peuple, c’est lui qui en organise l’humiliation quotidienne et l’effacement. Sous la précédente occupation il collaborait avec l’occupant, sous celle-ci il va le chercher et aménage en tout lieu sa présence, conformément aux intérêts et aux volontés de la davocratie remplaciste qui l’a mis en place et qui exige à travers lui une matière humaine remplaçable, déracinée et proliférante. Le salut n’est ni dans les urnes ni dans le terrorisme, il faut n’imiter ni les manipulations du pouvoir ni la nocence de ses dangereux protégés ; mais la révolte est urgente, avant que tout soit perdu. Sa seule forme possible et son seul objectif concevable sont le retrait de l’envahisseur, sa remigration. Les envahisseurs, qu’ils soient du Maghreb ou d’Afrique noire, sont bien placés pour comprendre cette exigence, même si eux-mêmes n’ont jamais eu à subir colonisation si dense, si intense, si nocente et si nombreuse.


Haine et haine

Communiqué n° 76 du mardi 9 juillet 2019

L’Assemblée nationale vient d’adopter la loi de Mme Lætitia Avia, la députée mordeuse de chauffeur de taxi. Malgré cet aspect de farce, c’est un moment tragique de l’histoire de la liberté, ou plutôt de la soumission.

Cette loi est censée lutter contre la haine, sur les réseaux sociaux. Et si tel était en effet son objectif, on ne saurait qu’y applaudir des deux mains. La loi ne saurait trop sévir contre les appels véritables à la haine, le plus souvent anonymes, ou pseudonymes ; contre les insultes, contre la grossièreté, contre le harcèlement ciblé, contre les menaces, contre les diffamations, contre les incitations à la violence, au meurtre, à la brutalité, à la nocence. Hélas, l’expérience prouve, et la jurisprudence confirme, qu’il y a haine et haine ; et que ce que le pouvoir remplaciste, ses journalistes, ses intellectuels organiques et ses juges, choisissent d’appeler de la sorte n’a que très peu à voir, sinon rien du tout, avec le sens classique de ce terme. La haine, pour la davocratie macronienne et la davocratie globale, c’est tout ce qui s’oppose au changement de peuple et de civilisation, au métissage forcé, au Grand Remplacement, à l’immigration de masse, à l’islamisation, à la livraison de la France et de l’Europe à l’occupation étrangère, au génocide par substitution, aux tranquilles industries de la Matière Humaine Indifférenciée. C’est même une des plus géniales inventions d’un pouvoir tyrannique que de baptiser haine, tout simplement, la moindre opposition à sa tyrannie. Sera réputé fauteur de haine, désormais, quiconque ne souscrit pas à la marche vers l’hébétude et à la déshumanisation de l’homme.

Les dits “réseaux sociaux”, dans cette affaire, sont évidemment juges et partie. Ils ne sont pas l’instrument de la répression, ils en sont l’âme et le moteur. Car les pouvoirs locaux, les gouvernements, les assemblées nationales, les lois, même les Emmanuel Macron et par excellence les Laetitia Avia, ne sont que des rouages de la grande machine transhumaine ou posthumaine à broyer l’espèce, la davocratie remplaciste, dont les Facebook, Twitter, Google et consorts comptent parmi les promoteurs capitaux.


Victimes innocentes

Communiqué n° 75 du jeudi 27 juin 2019

Les États-Unis et le monde sont bouleversés par une photographie de structure désormais classique, hélas, montrant un père et sa très jeune fille gisant morts étendus sur le ventre, visage dans le sable, sur un rivage cette fois mexicain. Ce sont de nouvelles victimes, après des centaines de milliers d’autres, du remplacisme global, l’idéologie de la Matière Humaine Indifférenciée, qui jette incessamment des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sur les routes, sur les mers et les sables, en les persuadant de façon criminelle qu’ils peuvent se soustraire à l’histoire comme à la géographie, à l’espace aussi bien qu’au temps, à la construction de leur propre pays et de leur propre civilisation en allant se lover dans ceux des autres, que bien entendu ils détruisent en y abordant en masse, lorsqu’ils y parviennent.

La colonisation s’est faite paresseuse, avec le temps. Aujourd’hui le remplacisme global trouve plus commode, et surtout plus économique de faire venir sur place les colonisés, et d’en faire des colonisateurs, selon son principe général d’abolition de toutes les frontières et de toute discrimination, entre les races, entre les sexes, entre les nations. Que des individus par milliers soient broyés ou noyés dans le processus, que des civilisations soient détruites et des cultures effacées, que les notions mêmes de culture et de civilisation soient vidées de leur contenu tandis que s’instaure et s’étend à toute allure le bidonville universel, voilà qui lui est bien indifférent, par exemple, malgré les cris d’orfraie recommandés par ses conseils en communication. Il n’est pas sûr d’ailleurs que le remplacisme global ait un cœur, ou une conscience, non plus qu’un nom et un visage. Il pourrait bien n’être lui-même qu’une énorme machine, une mécanique, un robot, qui ne garderait d’humain que l’aspiration insatiable au profit.


Le rappel du 18 juin

Communiqué n° 74 du mardi 18 juin 2019

Tous les ans à cette date, pour faire renaître l’espérance, retentit le rappel du 18 juin. Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle rappelait aux Français que la France ne pouvait pas mourir, ou en tout cas pas cette fois-là, pas si bêtement et si salement. Pourtant la défaite était consommée, l’armistice était signé, l’occupation commencée. Pour notre part, nous n’avons même pas subi de défaite, sinon une défaite de tous les jours, depuis quarante ans et plus. Elle ne prévoit pas d’armistice, mais une reddition quotidienne, avec laquelle elle se confond. Notre pays n’est pas trahi dans le désastre, il a été livré dans la prospérité. Et l’occupation que nous subissons est dix fois plus nombreuse, vingt fois plus nombreuse, que celle qui s’apprêtait alors. On dit qu’elle n’est pas militaire, et c’est en partie vrai, encore qu’elle soit de plus en plus armée, de plus en plus sûre d’elle et agressive, et qu’elle ait la nocence, la nuisance, la délinquance, le défi, la violence et bien sûr la terrorisme, à présent, comme instrument permanent ou répétitif de conquête.

Mais si la situation aujourd’hui est bien plus grave qu’elle ne l’était au temps de l’appel du général de Gaulle, et notre civilisation bien plus fondamentalement menacée, ce n’est pas seulement que l’occupant est cette fois bien plus profondément insinué dans le tissu même de la nation. C’est aussi et surtout que le manipulation et le contrôle des esprits ont fait depuis trois-quarts de siècle des progrès fulgurants, que l’École n’est plus qu’un apprentissage actif et passif au génocide par substitution, que la Presse n’a jamais si bien mérité son nom, que l’hébétude est si profonde, au sein de notre peuple livré — il a été si bien dressé à travailler incessamment contre lui-même —, qu’on pourrait croire qu’il n’existe plus, qu’il a été effacé de l’histoire et de la terre ; et que donc il n’y a plus d’espérance possible.

Or, le message du 18 juin, c’est qu’il y en a toujours. Si l’Espagne a pu renaître de ses cendres après sept siècles, la Grèce après tout autant, Israël après une vingtaine, pourquoi la France ne ferait-elle pas de même, elle qui a déjà touché une ou deux fois au tombeau ? Il faut avoir une conception lazaréenne de la patrie. Et puisque tout accélère nous dit-on, fasse que la renaissance aussi, et contribuons-y chacun comme nous le pourrons, dans les sanctuaires de résistance que nous saurons créer.


Retrouvez également les communiqués du Conseil National de la Résistance Européenne sur le site de Minurne – Résistance.