Mes chers amis, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas parler longtemps par ce froid terrible. Je voudrais néanmoins vous dire un mot de l’égalité. Je ne vais certes pas critiquer l’égalité en droit des citoyens devant la loi, mais je crois très fortement que l’égalité, dès qu’elle sort de son lit politique, détruit tout ce qu’elle touche.

L’égalité entre les parents et les enfants a détruit la famille, l’égalité entre les élèves et les maîtres, et aussi entre les bons élèves et les mauvais, a détruit l’école. L’égalité entre la haute culture et le divertissement a détruit la culture. L’égalité entre les citoyens et les non-citoyens détruit la citoyenneté et détruit la nation car la citoyenneté n’a aucun sens quand les non-citoyens ont les mêmes droits dans un pays que les citoyens. Et enfin, je dois le dire, l’égalité en France entre le christianisme et l’islam détruit la France et la civilisation française.

Cette égalité en France a un nom qui est la laïcité. Je crois profondément pour ma part que la laïcité est un boulevard ouvert à l’invasion et à la disparition de notre civilisation.

Je sais bien que la laïcité exige qu’en France le christianisme et l’islam soient égaux, telle est la loi. Mais si cette loi doit être maintenue et observée, il n’y a plus de France possible. Je suis personnellement partisan, selon un modèle qui a été jadis illustré et utilisé au Québec, d’une charte de la civilisation française qui pose une bonne fois ce qu’est la France, ce qui appartient à la France et ce qui ne lui appartient pas. Or, l’islam dans ses formes les plus virulentes, les plus extérieures, n’appartient pas à la civilisation française. Je crois donc qu’il est une question de vie et de mort pour nous de refuser cette égalité-là qui, comme les autres, dès que l’on quitte le strict domaine de la loi serait fatal à notre pays.

Voilà tout ce que je voulais vous dire ce soir.