Premier anniversaire du pacte de Marrakech

Communiqué n° 99, mardi 10 décembre 2019

Il y a un an jour pour jour était signé à Marrakech le honteux pacte de ce nom. On serait tenté de voir en lui le Munich du Grand Remplacement, si ce n’est qu’il intervient bien plus tard que Munich dans le processus qui mène à une invasion cette fois bien avancée, déjà, et à un génocide cette fois par substitution, par submersion migratoire, par subrogation ethnique de masse. Mais une différence plus nette encore avec Munich, c’est que les gouvernements qui trahissent leur mission naturelle de protection de leurs peuples n’ont capitulé cette fois devant personne. Ils n’ont rendu les armes devant aucune revendication extérieure à eux-mêmes. Nul pouvoir en face d’eux n’exigeait qu’ils abandonnassent à la conquête étrangère, non pas la pauvre Tchécoslovaquie comme en 1938, mais un continent tout entier, l’Europe. La davocratie joue à elle seule les deux rôles : celui des lâches démocraties qui livrent à l’envahissement les territoires et les populations qu’il lui revenait de protéger, et celui des exigeantes dictatures qui réclament toujours plus d’hommes et d’espace pour les y serrer, et qui les obtiennent. Le mécanisme de cette dichotomie fatale, c’est le remplacisme global, le cartel des industries de l’homme, digne héritier des totalitarismes concentrationnaires. On est affligé d’avoir vu la diplomatie vaticane, pour ne pas dire l’Église catholique, s’affairer à lui montrer la voie.