Avignon, Bordeaux, la guerre unilatérale

Communiqué n° 189  vendredi 7 mai 2021

On pourrait se lasser de répéter indéfiniment la même chose. Mais c’est l’histoire qui bégaie, c’est la réalité qui insiste — les deux réalités, plutôt : la réalité réelle, avec sa nocence permanente, ses attaques de commissariats, ses meurtres de policiers, ses femmes brûlées vives, son horreur infatigable ; et l’autre, la réalité fausse, le faussel, le grand voile islamiste posé sur la France par le négationnisme-génocidaire, l’histoire imaginaire avec ses problèmes de “sécurité” et de “terrorisme”. Parler d’“insécurité” et de “terrorisme”, c’est toujours une façon de ne pas voir l’histoire, de ne pas vouloir la nommer, et surtout de vouloir la cacher. La question de la “sécurité”, comme d’ailleurs celle du “terrorisme”, est un leurre. La France ne souffre pas d’“insécurité”, ou de “terrorisme”. Elle souffre d’être livrée par de cyniques gestionnaires du parc humain à la colonisation étrangère, à une occupation féroce, au génocide par substitution. La davocratie remplaciste parle des égorgements, des viols et des attentats contre les forces de l’ordre et assimilées comme s’il s’agissait d’une interminable série de faits-divers. Ainsi parlait-on au début de la guerre d’Algérie des “événements”, quand déjà on ne voulait pas comprendre ce qui survenait et ce que cela annonçait. Ni alors ni maintenant on n’a affaire à des “événements”, à de l’“insécurité” ou même à du “terrorisme”. On a affaire à une guerre unilatérale, à un conflit de civilisations, à une conquête et à une perte de territoire, à de la colonisation et de la décolonisation. La France livrée agonise, mais c’est le mensonge négationniste qui la tue, bien plus encore que l’occupant.