L’agression contre Alain Finkielkraut

Communiqué n° 68 du lundi 18 février 2019

L’agression dont a été victime à Paris, le samedi 16 février 2019, en marge d’une des manifestations hebdomadaires des “Gilets jaunes”, l’essayiste Alain Finkielkraut, est de toute façon inexcusable et honteuse, de quelque bord qu’elle provienne. L’espèce de flottement qui suivi sa révélation, malgré la condamnation presque unanime dont elle heureusement fait l’objet, montre bien que le mouvement des “Gilets jaunes” commence à ressembler à la fameuse carte aussi grande que le territoire, et qu’à peu près toutes les opinions sont représentées en son sein, comme en dehors de lui. L’agresseur principal était un “Gilet jaune” emphatiquement antisioniste, d’évidence, et probablement antisémite, mais venu de quel horizon idéologique on l’ignorait. D’aucuns se sont empressés d’incriminer la droite nationaliste, qui aurait gangrené le mouvement. En conformité plus grande avec la réalité actuelle de l’antisémitisme et de l’antisionisme en France, il semble qu’il s’agisse d’un musulman connu des services de police pour son islamisme “radicalisé”.